dimanche 24 novembre 2013

Après une absence prolongée...

Bonjour nos chers amis enneigés!

Et oui, nous avons vu quelques photos du Canada et de la blanche beauté…
Nous sommes désolés de ce silence prolongé, mais maintenant nous avons beaucoup de choses à vous raconter!

Remontons au moment où nous nous sommes laissés.

Conscients que notre déménagement approchait à grands pas, nous avons décidés d’aller à la recherche de nos meubles au centre-ville. Pour la première fois de notre séjour en République Dominicaine, Julien et moi sommes partis seuls à la conquête de la ville. Première expérience très enrichissante qui nous a démontré que la vie ne tient parfois qu’à un fil : en effet, nous sommes montés dans un taxi qui tombait un peu en morceau et dont les freins criaient. Mais comme toute bonne histoire, celle-ci ne se termine pas là. Une fois sur l’autoroute, le chauffeur (que nous croyions soul) a décidé que faire du slalom à 140 km/h était une bonne idée. Arrivés au MégaCentro, nous nous sommes jetés à terre en embrassant le sol. (Maman, cela te rappellera peut-être une autre aventure de taxi que nous avons connus …) Armés de détermination, nous nous sommes dirigés vers le…foodcourt. Bin quoi? Le guerrier doit prendre des forces avant d’affronter l’ennemi. Trente minutes plus tard, nous étions parés. Nous avons trouvé la plupart des choses que nous avions besoin chez Jumbo, un genre de Wal-Mart. Ensuite, direction le Corripio pour acheter notre poêle et frigidaire. Nous avons un peu eu la frousse parce que notre nouveau chauffeur de taxi est passé par quelques quartiers qui ne nous inspiraient pas confiance, mais quand nous avons débouché devant le Béthel, nos craintes se sont envolées. Après de solides négociations (nous sommes en train de devenir de vrais négociateurs!), nous sommes sortis du Corripio presque tout équipés pour l’appartement.

Le mercredi, nous avions une invitation à dîner chez une sœur de la congrégation. Elle nous a cuisiné un festin de nourriture traditionnelle dominicaine : du riz, de l’abichuella (sauce de fèves rouges), de l’aubergine grillée, du poulet et une salade de chou râpé avec carottes et betteraves. Simplement délicieux! Par la suite, nous avons joué à la Pelota (Baseball, sport national du pays) avec son plus grand garçon, Christopher.

Jeudi, nous avons eu une nouvelle invitation à dîner, mais cette fois chez une sœur Haïtienne, Christina. Toutes les sœurs ont mis la main à la pâte afin de faire de ce dîner un succès. Encore une fois, nous nous sommes régalés!

Vendredi matin, nous nous sommes levés bien tôt pour aller faire le ménage de la salle d’assemblée parce que nous avions notre assemblée le lendemain.  Les tâches principales consistent à balayer sous chaque siège, laver et essuyer chaque siège et finalement passer la moppe. Laissez-moi vous dire que nous étions bien heureux de nous asseoir vers 12 h quand nous avons terminé. Ah oui, vous ai-je dit qu’il n’y a pas de pause à 10 h avec biscuits et café?

Après avoir fait l’épicerie, nous avons couru à la maison afin de terminer de paqueter nos effets personnels parce qu’un de nos amis venait nous aider à déménager en fin d’après-midi. C’est avec le cœur gros que nous avons dit au revoir à Rémi, notre cher ami qui nous a généreusement accueilli durant un mois, beaucoup plus longtemps que prévu au départ.

Samedi, nous avions notre assemblée de circonscription en espagnol. Comme nous appartenons à un groupe créole et que notre congrégation d’appartenance est en espagnol, nous suivons la plupart de leurs activités spirituelles, comme entre autre l’assemblée. C’était un peu intimidant d’arriver dans une nouvelle circonscription d’une autre langue où nous ne connaissions pratiquement personne. Mais avec leur grande amabilité, tous les frères et sœurs que nous connaissions se sont efforcés de nous présenter à de nouvelles personnes. L’assistance était vraiment impressionnante et nous avons dû lutter pour nous trouver des places assises. Nous avons bien choisi : en bas des ventilateurs gigantesques qui sont fixés au plafond. Il faut vous expliquer que la salle d’assemblée n’a pas de murs de côté. Nous sommes donc à la merci de la température extérieure qui est bien souvent plus chaude que fraîche. Nous avons été vraiment touchés de voir les 30 nouveaux frères et sœurs qui se sont fait baptisés suite au discours sur le baptême. Lorsque midi a sonné, quelle surprise pour nous de voir plusieurs sortir leur lunch du midi dans des casseroles et marmites. Pourquoi manger une sandwich quand on peut manger exactement comme à la maison? Alors que nous finissions notre repas, notre amie Elizabeth est venu nous porter un plat plein à rabord de nourriture, du chofan, que sa maman (Leti) nous envoyait porter (un genre de riz chinois sauté avec viande et légumes. Les dominicains disent que quand un Chinois meure, ses compatriotes le coupent en dés et le mettent dans le chofan…en tout cas…). C’était toutefois très très très bon. Marchant pour faire descendre toute cette nourriture et ne pas nous endormir en après-midi (combinaison parfaite de trop manger avec chaleur. Vous voyez le portrait?), nous avons constaté que c’est quelque chose de très commun pour les frères et sœurs dominicains d’amener de la nourriture en quantité industrielle afin de partager avec les autres. Nous avons même vu des sœurs se promener avec des plateaux de gâteau. Vraiment impressionnant!

Le lendemain, nous sommes arrivés plus tard et nous cherchions désespérément une place lorsque Béthel nous a trouvé pour nous dire qu’ils nous avaient réservé une place parce qu’ils trouvaient qu’on faisait pitié tous les deux tous seuls. Hahaha! Vive nos faces de carême! Nous avons aussi pu rencontrer le nouveau coloc de Rémi qui est arrivé la veille : Nicolas Côté. Le matin a passé très rapidement, avec des orateurs très intéressants. N’ayant pas pris leçon de la veille, nous sortons nos sandwich au jambon…sèches… Mais Jéhovah entendant nos voix intérieures, nous nous sommes retrouvés avec des plats de pâtes entre les mains. Un régal! Nous sommes en train de croire que la famille Morla essaie définitivement de nous engraisser afin de nous manger parce qu’ils se sont tous mis de la partie pour nous rajouter de la nourriture l’un après l’autre. Il faut dire que Julien ne s’est pas trop fait prier… Leti cuisine très bien. Nous sommes ressortis de l’assemblée tout encouragés et avec un bon mal de tête de nous être tellement concentré pour prendre des notes et traduire simultanément les discours.

Pour nous reposer, nous sommes allés nous baigner chez le patron d’un frère. Cet homme accepte que, lorsqu'il est à l'extérieur du pays, le frère invite seulement des frères et sœurs. Nous avons bien profité de son immense piscine creusée et de la trampoline. Par la suite, nous avons assisté à la projection d’un film sur le mur extérieur. C’était une très belle soirée.

La semaine dernière après la réunion du dimanche, nous n'étions que quelques uns à terminer le ménage de la salle lorsque nous avons entendu un bruit qui en effraie plus d'un: LA PLUIE!!!!  Mais ce que nous prenions pour une averse passagère s'est transformé en l'orage du siècle. Au bout de 5 minutes, nous nous sommes réunis à l'avant de la salle et avons commencé à chanter des cantiques pour passer le temps. Quel beau moment ça a été.

Une des choses qui nous aident vraiment lorsque nous nous ennuyons du Canada est le support et l'amour de nos frères et soeurs. C'est peut-être parce que nous paraissons jeunes, mais beaucoup nous ont adopté et prennent bien soin de nous. Un bon exemple de cela est ce qui s'est passé cette semaine. Après un avant-midi de service épuisant, nous sommes rentrés affamés. Quelle belle surprise de recevoir la visite de Rita, une soeur Haïtienne dans la cinquantaine, qui portait sous son bras des plats du dîner qu'elle nous avait préparé. Le plus touchant, est qu'elle est sortie prêchée elle aussi le matin. De plus, comme plupart des frères et soeurs ici, elle n'a pas de voiture. Elle a donc fait un trajet du vingtaine de minutes à pied, sous un soleil de plomb, à porter des plats chargés et dégageant de la chaleur. Tout cela pour repartir seulement un peu après avoir déposé la nourriture. Ces marques d'amour nous réchauffent le coeur à chaque fois. Voilà Julien qui se régale du repas. (Petit fait intéressant: nous avons été magasiner cette semaine et en avons profité pour manger de la bonne nourriture américaine. Et bien croyez-le ou non, notre riz avec abichuella nous manquait.)


Une autre chose que nous apprécions beaucoup faire et qui permet de maintenir le groupe uni est d'étudier les réunions en gang. La dernière fois, nous l'avons organisé chez nous. Comme nous l'avons vu cette semaine dans l'étude de la brochûre, il est conseillé que l'étude soit un moment relax où les enfants pourront apprendre tout en ayant du plaisir. Et voici notre façon de mettre ce conseil en pratique:

Cette semaine, nous avons profité de la visite du surveillant de circonscription et de sa femme qui sont originaires d’Espagne : Juan et Silvia Alvarez. Ils sont vraiment attachants et encourageants. Ils étaient du surveillant de district et de sa femme : Francisco et Reyes Cabral. Nous avons reçu plusieurs conseils vraiment pratiques puisque comme la congrégation est en expansion rapide et que le groupe créole évolue aussi rapidement, il y a parfois quelques petits problèmes d’organisation. De plus, ils nous avaient fixé l’objectif d’être 180 à assister à la réunion du samedi soir pour les 80 proclamateurs qui composent la congrégation. Essayez de deviner combien nous étions…224! La salle était pleine à craquer. Je ne peux que m’imaginer de quoi ça va avoir l’air au Mémorial.

Une petite photo de muchachas qui se régalent de canne à sucre en prédication.


Et voici notre meilleure représentante:


Je crois que chaque jour qui passe, je prends des photos de nouvelles fleurs que je découvre dans le territoire. En voici donc un petit palmarès :


Et une dernière photo pour célébrer le fait que nous sommes retournés nous baigner à la cueva:


Encore une fois, désolé pour le délais que nous avons mis à vous écrire. En espérant que ce récit vous plaira tout autant que les autres.

À la prochaine
JuletÉli xx

lundi 28 octobre 2013

Les champs sont blancs pour la moisson

Bonjour les amighosts,

Comment se passe le refroidissement éolien au Québec? On a entendu dire que les manteaux et les bottes sont très fashion cette saison… On commence à penser que le dominicains ne suivent pas beaucoup la mode parce qu’on n’en a vu nulle part ici. En tout cas, on vous tient au courant si on croise quelqu’un qui en porte.

Lundi dernier nous a encore confirmé que Jéhovah est un Créateur merveilleux qui a fait toutes choses afin qu’on puisse s’en régaler. Nous ne parlons pas ici du Kraft Dinner, mais de notre escapade à la grotte pour se baigner. Nous avions rendez-vous lundi matin à 10 h PILE! chez une famille de la congrégation qui est pas mal centralisée. Je dis 10 h PILE! parce qu’on s’est dit qu’on ne dirait plus une heure canadienne. C’est qu’il arrive parfois que nos gentils amis dominicains soient en retard…un peu…parfois…et comme nous voulions profiter pleinement de la journée, nous voulions partir tôt. Le plus drôle, c’est que c’est nous qui sommes arrivés en retard de 5 minutes. Vous pouvez être certains qu’on se l’ait fait dire. Tout le monde était déjà là à nous attendre. Nous sommes donc partis à 12 dans 2 voitures… mais oui, vous connaissez le proverbe : plus on est de fous (dans une voiture) plus on rit. (Ça ne paraît pas sur la photo, mais ils sont 4 derrière et 3 devant)

Rendus là-bas, nous avons dû descendre un petit chemin escarpé, appelé chemin des Cacata (apparemment il y en a beaucoup) (Nous utilisons une photo de la première expédition à la cueva pour documenter la description du chemin). 

Un peu plus loin, nous avons trouvé la grotte, camouflée à travers les arbres. Je me sentais dans Indiana Jones. Pour arriver à notre but, il a encore fallu déscalader (j’imagine que c’est le contraire d’escalader) les roches glissantes et pointues qui menaient à la lagune. (Je ne sais pas si vous pouvez constater, mais c'est vraiment haut)


Nous tenons ici à rassurer ceux qui ne voudraient pas poursuivre le récit par peur de la mort d’un de nos personnages : cela ne s’est pas produit, vous pouvez continuer à lire sans crainte. Petite devinette : qui ont été les premiers mongoles à se garocher dans l’eau? Mauvais réponse : ce ne sont pas les Mongoles. De toute façon, je ne crois pas qu’ils sont nombreux en République Dominicaine. Bin non, ce sont les petits ours polaires canadiens qui n’ont pas peur de l’eau froide. La gang nous regardait avec un regard légèrement inquiet de : « Qui sont ces gens? » Mais comme on dit : chassez le naturel et il revient au galop…et dans ce cas-ci à la nage. (L’auteur aimerait ici ajouter une note qui aidera le lecteur à mieux comprendre la nature des paroles de cet article: Il est tard et je dis des niaiseries.) Petit à petit, la plupart nous ont rejoints dans l’eau. Nous avons aussi eu le plaisir d’apprendre à nager à certains. Je les félicite parce que ce n’est pas l’endroit le plus sécurisant pour apprendre. Premièrement, les dimensions sont trompeuses. Parfois on croit qu’une roche est presque à la surface et lorsqu’on met le pied dessus, on se rend compte qu’elle est 3 mètres plus bas. Deuxièmement, la partie la plus creuse est vraiment creuse (environ 15 à 20 mètres) alors c’est très impressionnant. Grâce au masque de plongée que Jul avait amené, nous avons pu explorer un peu la grotte dont l’eau était cristalline. 





Nous avons eu beaucoup de plaisir et après environ 1h30 de baignade, nous étions tous épuisés. De peine et de misère nous avons fait le chemin inverse pour retourner aux voitures que nous avions laissées devant chez une étude par mesure de sécurité. Mais le groupe a repris de la force lorsqu’ils se sont rappelé du délice culinaire que nous allions leur préparer. Arrivés à la maison, toutes les filles se sont gentiment proposé pour préparer à manger, faire la vaisselle, passer le balais, plier le linge, repeindre les murs… Et oui, les dominicaines sont comme ça. Extrêmement travaillantes! 



Le repas n’a donc pas été trop long à préparer et heureusement, parce qu’ils y avaient quelques muchachos affamés qui commençaient à gruger le mobilier. Il faut dire que ça creuse patauger durant une heure et demi! Une fois la prière faite, tous se sont régalés du Kraft Dinner à la Plourde avec saucisses à hot dog, bacon et brocoli. Ça nous a vraiment remplis de joie de voir les sourires sur les visages de nos amis bien remplis de scrap canadienne.




Devinez ce que nous avons fait mardi…prédication! Je suis partie de mon côté avec Béthel pour aller revisiter des dames avec qui nous avions rendez-vous. La première n’était pas là alors nous étions un peu déçues. Reprenant notre courage, nous nous sommes dirigées à pied vers l’autre visite qui était environ à 30 minutes de marche. Profitant du trajet pour prêcher aux Haïtiens que nous rencontrions, nous avons pu avoir quelques bonnes discussions. Nous étions un peu nerveuses de faire un aussi long trajet puisque nous n’avions pas son numéro de téléphone et ne pouvions donc pas confirmer qu’elle serait présente. Priant fort, nous avons frappé à la grille devant la maison. Quelle joie de la voir se présenter à la porte avec l’article que nous lui avons laissé la semaine dernière dans ses mains (signe qu’elle nous attendait). Nous nous sommes donc assis avec en tête de commencer le livre qu’Enseigne, mais elle avait autre chose en tête. Nous montrant le titre « Réveillez-vous! » (nous plaçons les Tour de Garde en créole et les Réveillez-vous en français puisqu’ils ne sont pas traduits et que la plupart des Haïtiens ont reçu une éducation en français), elle nous a demandé : « S’il y a un réveil, c’est qu’il y a aussi un sommeil. De quoi s’agit-il? ». Après une petite prière mentale à Jéhovah, nous lui avons montré 2 Cor. 4 : 4, lui montrant que Satan égare les gens et si nous ne pouvons connaître Dieu, cela nous amène à un sommeil spirituel. Nous avons par la suite ouvert le livre Comment raisonnez sous le sous-titre Pourquoi y a-t-il tant de religions? et Dieu accepte-t-il toutes les religions? Finalement, je me suis retrouvée à refaire exactement mon discours d’il y a trois semaines. Nous avons terminé en lui expliquant que la façon de trouver la vraie religion est d’examiner dans la Bible ce que Dieu aime et ce qu’il n’aime pas et que pour cela, des millions de personnes à travers le monde étudient la Bible à l’aide du livre qu’Enseigne, que nous lui avons laissé. Wow! Nous sommes sorties de cette visite toutes revigorées! Par la suite, je me suis rappelée que Jul avait commencé une étude avec une dame alors j’ai décidé de retourner la voir. Elle nous a fait asseoir et comme elle n’avait pas vraiment compris que Jul voulait commencer une étude avec elle, nous avons recommencé le livre. Après environ trente minutes, je lui propose qu’on arrête et qu’on continue la semaine prochaine. Mais non! Ce n’était pas une option! Nous devions continuer. C’est avec la plus grande joie que nous avons accédé à sa demande.

Mercredi soir, Juliveica nous a invités chez elle pour préparer la réunion du jeudi soir. Nous avons tellement rit. Julien, comment as-tu vécu ton expérience de diriger la préparation de la réunion en créole avec personne qui t’écoutait? En essayant de diriger ‘’l’étude familial’’ j’ai enfin compris comment c’est d’etre un professeur de maternelle avec des enfants bourrer de sucre qui cour partout. Ok, j’exagere peu-etre un peu mais presque pas.  Mais avec ma patience légendaire je suis venu a bout de prendre la situation en main et 2 heures plus tard on avait fini l’étude de 5 paragraphes. Bravo Jul! Nous sommes fiers de toi! Par la suite, nous nous sommes régalés d’un genre de lasagne-pâté chinois dominicain. Le fond est constitué de bananes plantains bouillies écrasées, l’étage du milieu est de l’abichuela (des fèves rouges en sauce) et l’étage du dessus est du bœuf haché gratiné. C’était très bon.


Jeudi soir à la réunion, nous avons écouté un petit vidéo de Caleb durant la partie sur jw.org. Vous auriez dû voir les enfants qui se trémoussaient en s’époumonant sur les paroles en espagnol. Oui, ici c’est en espagnol et nous n’avons rien dit même si nous savons que la langue de Caleb c’est le français. Jenny a aussi pris un malin plaisir à déranger Julien qui essayait de suivre la réunion sur sa tablette.

Vendredi, nous étions bien excités parce que nous avons reçu la visite de nos chicas du Québec : Ève Véronneau, Nathalie Alain et Audrey-Anne Dumouchel. Elles habitent plus au centre-ville et couvrent un territoire énorme. Pour être certains qu’elles soient bien dépaysées, nous les avons amenées dans un de nos territoires campagnards qui se trouve à environ 30 minutes de marche. Malheureusement, nous avons dû quitter plus tôt le groupe pour aller…croyez-le ou non…signer notre bail!!!! Nous avons un appartement chers amis!!!!! Voici donc, pour vous et en exclusivité, les premières photos de notre logement! Il est situé dans le quartier qu’on appelle Trece.





Disons que c’est un soulagement, surtout que Rémi est tellement tanné de nous voir qu’il nous met à la porte sous peu. Bin non! On ne couchera pas dehors. Rémi nous a si généreusement accueillis, mais maintenant, il est temps de voler de nos propres ailes (ce qui veut entre autre dire d’appeler nous-mêmes un taxi). Julien, peux-tu nous expliquer pourquoi nous mentionnons le point du taxi? Appeler un taxi c’est comme appeler en chine; ya vraiment aucune différence. On comprend absolument rien. Entre le son de la musique qui joue dans le taxi et le son de la radio de taxi on entend de peine et de misère la voix du chauffeur. Et a vrai dire, meme si on pouvait l’entendre clairement on ne comprendrait pas plus. Donc à chaque fois on dois prendre la décision de soit d’attendre pour voir s’il arrive ou soit en appeler un autre et espérer comprendre quelque choses. Laissez moi vous dire que quand ca fait 3 taxis que t’appele t’hésite un peu avant d’appeler le 4e de peur qu’ils arrivent tous en meme temps. Pis c’est pas tout, une fois embarquer dans le taxi il faut maintenant jouer au jeu d’essayer d’expliquer ou qu’on s’en va. Et durant le trajet, le gentil taximan essaye d’entretenir la conversation en vous posant tout plein de question a laquelle je réponds par ‘’si si’’. Bref, nous étions toujours bien contents de laisser cette tâche ingrate à notre ami Rémi.

Bon, c’était donc une grosse parenthèse. Par la suite, nos gentils propriétaires ont généreusement fait un bon détour pour revenir nous porter jusque dans Hippodromo. Nous avons passé un bon moment avec les filles à parler, rire et cuisiner des hamburgers et sans blague, je crois que c’était les meilleurs que j’ai mangé : fromage Gouda, tomates (désolée Laurie, mais la plupart des gens aiment les tomates ;) ), bacon, avocat et oignons caramélisés dans le sirop d’érable…un délice. 

Vers la fin de l’après-midi, nous avons dû nous absenter, Jul et moi, parce que nous avions un groupe d’amis qui s’était invité à faire le ménage de notre nouvel appartement. Est-ce que vous voyez comment les gens sont effrontés ici? Hahaha! C’est une blague. Nous étions vraiment reconnaissants à tous ceux qui se sont proposés et nous avons tout lavé en à peine une heure.

Samedi, Rémi avait un discours dans le groupe francophone qui est affilié à la congrégation créole des filles (Èvita, Nat et Dédé). Nous voulions quitter la maison vers 15h pour être certains d’arriver à 16h. Problème de taxi obligeant, nous sommes partis vers 15h25, un peu (beaucoup) sur les nerfs. Notre crainte était d’être pris dans un bouchon de circulation. Finalement, nous sommes arrivés vers 15h52 (il y avait à ce moment trois personnes dans la salle) et avons même eu le temps de discuter un peu avant le début de la réunion. Une dizaine de minutes après le début du discours, le fan club de Rémi d’Hippodromo est débarqué et a fait augmenter de 25 % l’assistance de la réunion. Il est à noter que le groupe français est à ses balbutiements et qu’ils ne sont qu’une dizaine de proclamateurs qui y sont attitrés. 

Pour fêter l’évènement, nous sommes allés au Krispy Kreme! Inutile de vous dire que c’était très très bon. Nous avons passé le reste de la soirée dans la Zone Coloniale où nous avons beaucoup rit.


Aujourd’hui à la réunion, en saluant tout le monde, un homme me dit : « Est-ce que tu te rappelles, tu m’as invité à la réunion vendredi? » J’étais tellement touchée! Je suis donc allée lui chercher une Bible en créole et lui ai donné ma Tour de Garde, puisqu’il était déjà assis à côté d’un couple du groupe. Après la réunion, je suis retournée le voir et lui ai demandé ses impressions. Il m’a dit qu’il a beaucoup aimé et qu’il compte revenir. Je lui ai proposé d’étudier la Bible et il est d’accord. C’est donc à suivre…

C’est donc sur ses paroles que nous vous laissons. Nous espérons que tout va bien au Canada. On pense beaucoup à vous!

Jul et Éli xxx

P.S. La République Dominicaine a vraiment ouvert les horizons de Julien. Il se fait maintenant des amis sans avoir aucun préjugé.

dimanche 20 octobre 2013

La pluie, la pluie et toujours de la pluie

Bon, ça y est, on commence déjà à vous négliger. Il faut dire que nous avons eu une belle semaine bien occupée en prédication. Nous avons affronté les éléments naturels afin de vous rapporter un récit de qualité divertissant et instructif. Nous venons de passer la partie éducative dans la dernière phrase, nous pouvons donc passer à la partie divertissante.

Un peu dépressifs de ne pas être allés à la plage lundi et ayant manqué d’électricité toute la journée (l’orage a brisé des fils électriques), nous avons décidés de partir en excursion au Ikea. Croyez-le ou non, nous en avons trois dans le pays. Quelle joie que de nous retrouver dans un magasin à l’air climatisée où s’asseoir dans des salons empruntés! Pour fêter l’occasion, j’ai mis mes grosses lunettes.
Nous avons magasiné quelques petites choses pour notre futur appartement que nous avons peut-être trouvé. Je dis « peut-être » parce que nous avons un accord verbal avec le propriétaire, mais comme le bail n’est pas encore signé, on ne peut rien garantir. Surtout, que ça fait plus d’une fois qu’on pense avoir trouvé et que ça tombe à l’eau. Nous avons aussi mangé de la nourriture suédoise en République Dominicaine : voici l’ironie de la journée.

Mardi, notre semaine de prédication a recommencé. À cause de la pluie, nous n’étions que 3 au groupe de service. Vive la résistance québécoise! Le groupe s’est donc fait en français avec une excellente participation par des commentaires soutenus (bon, on était un peu forcés par Rémi qui nous nommait sans qu’on lève la main). Comme nous barrions (du verbe barrer) la salle, deux sœurs se sont joints à nous. Nous avons donc été faire des blocs où nous avons commencé deux études. L’avant-midi a vraiment été productif. Le manque de nourriture obligeant, nous nous sommes dirigés en après-midi vers l’épicerie Olé! afin de refaire des provisions. Nous avons retrouvé notre précieux gâteau Tres Leches, un délice dominicain que nous avions goûté pour la première fois il y a un an et demi. C’est un genre de gâteau blanc imbibé avec du glaçage qui goûte…un goût difficile à décrire, mais c’est extrêmement bon.

Mercredi en prédication, j’accompagnais une sœur pour faire des études, mais le groupe qui est parti dans le territoire a fait une merveilleuse découverte. Comme je n’étais pas là, Jul va vous expliquer ce que c’était : Dans le territoire il y a une sorte de grotte (plus un dôme de roches) et à l’intérieur de celui-ci se trouve une lagune. L’eau est d’une telle limpidité qu’on croit que l’eau n’est vraiment pas profonde mais en faite ca la plus de 20 mètres de profond. Pour s’y rendre on doit emprunter un chemin, à travers un genre de jungle,  pavé de roche mais toutefois très escarpé. C’était très impressionnant de voir une vieille sœur de 60 ans dévaler la pente a tout allure le pied sur alors qu’un frère essayait de la suivre de peine et de misère. Bref on y retourne demain tout le groupe pour s’y baigner. J’ai pris l’innitiative d’inviter tout le groupe a venir manger du Kraft dinner a la maison de Rémi. Le monde ici  ne savent pas c’est quoi et pense que c’est un repas très élaborer. J’ai hate de voir leur réaction demain! Je vous en redonne des nouvelles.

Jeudi matin, nous sommes partis en prédication sous un beau soleil, mais la température est hypocrite ici! Nous nous sommes faits prendre par un vieux orage. Le petit groupe que nous étions s’est réfugié dans une genre de cabane/maison abandonnée. Je dois avouer qu’à tous moments, j’étais certaine qu’une cacata allait surgir des trous dans les roches, mais un tel incident n’est pas arrivé. 

Cela ne nous a pas empêché d'admirer la belle création de Jéhovah:

Comme tous les jeudi soirs, nous avions la réunion et nous essayions pour la première fois une nouvelle façon de placer les chaises de la deuxième école parce qu’à chaque fois nous sommes de plus en plus à assister. Cette semaine, nous avons battus un record : 46 assistants. Si vous voyez sur la photo, il est impossible que 46 personnes s’assoient nous étions donc plus d’assistants debout que assis, certains se tenant même debout à côté du lecteur de l’étude du livre à l’avant. 



C’est vraiment beau de voir le progrès et de constater que de plus en plus d’étudiants assistent. Sur l’autre photo, on voit la salle principale. Nous avons aussi appris à mieux connaître la petite Elianni, une jeune sœur de 8 ans qui est baptisée depuis 2 ans. Elle parle très bien l’anglais, ce qui n’est pas très commun ici et est très sociable. Elle désire maintenant apprendre le créole pour pouvoir se joindre au groupe.


Pour nous reprendre de la journée de lundi où nous étions restés à la maison à la place d’aller à la plage, nous avons décidé d’y aller vendredi après la prédication. Nous y sommes allés avec Béthel et son père a insisté pour nous amener où nous devions prendre la guagua (autobus) pour y aller. Comme les routes de la République sont parfois drôlement pensé, il nous a laissé dans l’entrée pour aller sur l’autoroute et a fait un demi-tour dans la sortie d’autoroute pour revenir sur ses pas. J’aime trop la façon de conduire des dominicains! Arrivés là-bas, nous avons profité de l’eau chaude (et quand je dis chaude c’est…comme entrer dans son bain) et du soleil. De vrais iguanes!

Samedi, nous sommes repartis en excursion dans le territoire. C’est ce qui est fascinant ici, nous avons beau être dans la capitale, comme nous sommes à l’extrémité du territoire nous nous sentons parfois en pleine jungle. Certaines maisons sont situées le long de petits sentiers rocheux très étroits où nous partons à la recherche de maisons. Il faut faire bien attention pour ne pas trébucher parce que les chemins sont jonchés de branches et de roches. 

Donc, nous avons quitté la salle environ en un groupe d'environ une dizaine et au fil de la route, nous avons été rejoints par quelques frères et sœurs qui ont agrandi le troupeau. Nous étions finalement une vingtaine. Jul avait une compagne de service très attachante du haut de ses trois pommes. 

Mais non, Jenny était ma compagne à moi, avec sa maman Nirlande bien sûr, mais Jul me l’avait volé pour faire la route. D’ailleurs, essayant d’épargner les petits pieds de Jenny (qui mesurent environ 5 cm (ils sont trop cute)) de la boue, nous étions plusieurs à la prendre dans nos bras lorsque nous devions traverser des flaques...mais parfois il arrive de petits accidents. Alors que je la tendais à un frère pour qu’il la traverse, il a mis le pied directement dans une flaque profonde. Moi, essayant de sauver la situation, j’ai fait exactement la même chose. Nous avions fière allure. 

Heureusement, quelques gentils monsieurs qui travaillaient nous ont galamment offert un siyo d’eau (oui, oui un siyo, aussi appelé un seau) et nous avons pu nous nous nettoyer les pieds. Bon, je ne veux pas faire de publicité pour aucune compagnie et je répète que ce blog n’est pas commandité, mais disons qu’à ce moment précis, j’étais bien contente d’avoir acheté mes ballerines Crocs en caoutchouc…et je les recommande à toutes personnes désirant aller prêcher à l’étranger! En revenant du territoire, Julien a pris Jenny sur ses épaules parce qu’elle était un peu fatiguée. Ok, c’est un gros mensonge parce que cette petite fille a plus d’énergie que nous tous rassemblés, même après trois heures de marche sous le soleil. Toutefois, ça lui fait bien plaisir d’avoir un moyen de transport. Nos deux compagnons cheminaient donc en avant de nous quand j’ai vu Julien qui s'est retourné avec une lueur d’horreur dans les yeux. La raison : Jenny venait de lui dire qu’elle lui avait fait pipi dessus. Aussi vite que cela se pouvait, sans toutefois la lancer par terre, Julien a fait descendre Jenny. Quel soulagement pour lui de voir que ce n’était qu’une menace. J’avais bien dit à Jul d’arrêter de l’embêter durant la prédication en lui maintenant des brindilles dans les oreilles. En tout cas, je crois qu’il a appris la leçon. Nous avons terminé la prédication sur une belle note avec un pop sicle acheté au marchand à vélo.

Aujourd’hui, nous avons eu un excellent discours donné par Matthieu Bachand. Lui et Evely sont par la suite venus manger à la maison et nous avons discuté jusqu’en début de soirée. On était vraiment contents de les revoir pour partager un repas. De plus, Julien a lu la Toudegad pour la première fois. Il a fait cela très bien, surtout en tenant compte que le créole contient beaucoup de contractions de mots qui impliquent de bien connaître la langue pour pouvoir lire les bonnes combinaisons de mots. Tout le monde a été bien impressionné par sa maîtrise de l’Allemand (si vous ne savez pas de quoi je parle, vous pouvez relire votre Tour de Garde). 


Voilà donc notre semaine. Nous essaierons de vous réécrire plus rapidement la prochaine fois puisqu’une semaine de délais ça fait dur. N ap wè zanmi nou!

P. S. Un petit preview de notre dîner demain avec notre festival national du Kraft Dinner de Santo Domingo. Deux petits amis bien excités! (Jul tient le tres leches)


lundi 14 octobre 2013

Entourage

Bon matin sous la pluie (parce que j’imagine que par chez vous il pleut) (Mouhahahaha!) Mais si sa peut vous consoler, il pleut ici aussi…des fois…pas longtemps. Hihihi!

Nous commencerons où nous nous sommes laissés : le discours de Jul. Réveillez-toi demande aujourd’hui à Jul : « Comment s’est passé ton discours? » Cela c’est très bien passé malgré quelques inconvénients;  habituellement je fais des relecture mentale de mon discours durant l’étude de la congrégation mais étant donné le manque de place assise les frères sont debout durant toute la première partie de la réunion, donc  il m’était pratiquement impossible d’avoir les feuilles de mon discours en main en meme temps que le livre des actes, et la bible en français et en créole.  Deuxièmement le lutrin n’est pas ajustable et il mesure 3 pieds de haut donc a ma grandeur laissez moi vous dire que mes feuilles étaient assez loin de ma piètre vue.  Malgré cela selon les frères et sœurs j’ai fait un excellent discours (c’est qu’ils sont gentil les dominicains :p)

Donc, après la réunion, trois amies m’approchent pour me demander ce que nous faisons ce soir. Un peu perplexe et sachant qu’on doit se lever tôt (6 h) pour aller dans l’informel, je hausse les épaules en signe de : « Je l sé pâ » (Traduction du québécois à français : Je ne le sais guère). En deux temps trois mouvements, un party venait de s’organiser à la maison sans qu’on le sache. Finalement, nous nous sommes retrouvés une dizaine dans la cuisine à parler plus fort les uns que les autres. Je crois qu’il est temps que nous vous présentions la gang de jeunes que nous avons dans la congrégation et qui nous ont accueillis comme si on se connaissait depuis très longtemps. C’est entre autre grâce à eux que Jul et moi nous sommes sentis à la maison assez rapidement. Commençons par les poulettes : Il y a tout d’abord Juliveica, une pionnière permanente dominicaine qui est dans le groupe créole depuis déjà deux ans. Croyez-le ou non, elle est huissière. Bon, je n’ai aucune idée de comment s’exerce la profession ici, mais ça semble assez intéressant.

Nous avons ensuite Elizabeth et Bethel. Elizabeth est la plus jeune elle a 15 ans et Bethel 17 ans. Toute leur famille vient de les rejoindre en créole, mais à la base, ce sont elles à l’âge de 13 et 15 ans qui ont décidé d’apprendre la langue et de se joindre au groupe. Elles sont très travaillantes et abordables. (Sur la photo, on voit aussi Mélissa dont on vous a parlé précédemment dans le blog)



Maintenant, les muchachos : Il y a Nick, un frère qui est arrivé d’Haïti il y a un peu plus d’un mois pour les études. Rémi l’utilise déjà beaucoup dans le groupe, surtout pour des lectures impromptues.


Parlons maintenant de Jean Carlo (aussi appelé Yankee) qui a le même âge que Jul et qui s’entendent très bien. Ils sortent souvent dans la prédication ensemble et s’encouragent parce qu’ils ont commencé leur service de pionner permanent en même temps (soit au début octobre 2013). Yankee est le frère d’Elizabeth et de Bethel.

Finalement, il y a Julio, le petit frère de Juliveica, que nous n’aimons pas vraiment parce qu’il n’est pas en créole. Bin non, c’est une blague. Il a toujours le mot pour rire et c’est un excellent danseur…comme à peu près tout le monde ici dans le fond. (Désolé, nous n'avons pas de photo de Julio)

Voici donc notre petite gang, incluant Rémi, avec qui nous aimons beaucoup prêcher et faire des activités. L’activité de la soirée a donc été d’aller chercher des chimichurros, un genre d’hamburger dominicain, fait dans la rue souvent tard le soir. C’était très bon, surtout accompagné de Mojitos. Nous avons commencé à faire connaître ce drink aux frères et sœurs d’ici et ils en raffolent. Mis à part qu’ils nous demandent toujours quelle est la verdure qu’il y a dedans (de la menthe). Par la suite, nous avons mis un peu de musique et avons eu droit à un petit cours de salsa (qui se danse assez étrangement, en tout cas pas comme au Canada) et de Merengue. Nous nous sommes bien amusés. C’est une chose qui est très agréable d’ici, même si les plans faits longtemps à l’avance fonctionnent rarement comme on le pensait, ceux faits dernière minutes sont souvent plus drôles.

Le lendemain, comme mentionné précédemment, nous nous sommes levés vers 6 h pour aller en informel. C’est vraiment agréable parce que c’est une excellente façon de contacter les Haïtiens qui partent travailler tôt et reviennent tard en soirée. De cette façon, ils nous disent où ils habitent et quand ils sont disponibles. Nous nous sommes dirigés pour le groupe de service qui est à la salle à 8h40 et sommes partis prêcher dans un quartier que nous avions entamé la veille. Nous avons rencontré beaucoup de gens, ce qui est vraiment encourageant et à un certain point nous étions assis, mes partners et moi (Bethel et Arlette sa maman) et parlions avec quatre personnes en même temps. Ils nous ont demandés à plusieurs reprises de leur amener une Bible en créole et de commencer une étude avec eux. Vraiment touchées par leur désir d’apprendre à connaître Jéhovah, nous avons bien pris en note l’emplacement de la maison. Je suis désolée si je me répète, mais il faut comprendre qu’ici il n’y a pas vraiment de nom de rue ni d’adresse il est donc vraiment important d’essayer d’avoir des points de repère dans le territoire pour pouvoir retourner voir nos visites. Nous avons terminé l’avant-midi sous une légère pluie, mais cela nous importait peu parce que nous étions tellement heureux d’avoir pu rencontrer tous ces gens.

Le soir, nous sommes allés marcher sur un genre de boardwalk qui longe la mer et où il y a plusieurs activités qui ont lieu : karaoké, jeux divers, restaurants, etc. Mais qu’est-ce qui a attiré l’attention des gars? Le Go Kart bien sûr! 


Nous avons donc fait deux équipes puisque nous ne pouvions y aller tous ensemble : Mélissa (notre amie de la Martinique), Bethel, Elizabeth et moi. Ensuite, Rémi, Jul et Yankee. (J’aimerais juste dénoncer une flagrante injustice ici! Rémi s’est mis à parler avec la fille qui était responsable du Go Kart, une Québécoise, trop contente de parler français et par sollicitude québécoise, elle a laissé les gars le double du temps. En tout cas, moi je pense qu’elle trouvait Rémi à son goût). Toujours est-il que nous avons beaucoup ris. Par la suite, nous avons escaladé des restants de murs et de marches qui s’avancent dans la mer sur une pointe de terre. Le reflet de la lune sur les vagues était vraiment magnifique.



Samedi a été une grosse journée de prédication et nous avons pu revoir certaines personnes précédemment rencontrées. Voici quelques photos de notre avant-midi:




Sur les photos suivantes: Moi qui met en application la technique de cassage du fruit pour avoir des amandes et l'autre photo, une petite pause café chez Mélissa.



Quelle bénédiction de voir la reconnaissance des gens parce que nous ne les avions pas oubliés. Je suis allée faire des études pratiquement toute la journée et suis finalement rentrée à la maison vers 8 h avec une seule envie : aller dormir. Mais avant, Jul et moi nous sommes faits un cinéma « maison » avec son portable et des speakers. C’est quand même de la grosse technologie. Fatigués comme nous étions, Despicable Me 2 nous a beaucoup divertis. Il faut dire qu’avec Jul qui voulait absolument écouter son film avec une couverte comme à la maison (un drap contour ici) la soirée était prometteuse. 


Dimanche, c’était la réunion et j’avais bon espoir que certaines des personnes que j’avais rencontré dans le territoire viendraient. Malheureusement, ça n’a pas été le cas, mais je ne me décourage pas! Jul a cette fois été mandaté à une nouvelle responsabilité, tout en conservant la sonorisation. Que devais-tu faire durant la réunion Jul? J’étais aussi responsable de l’accueil. Ici cette responsabilité consiste en majeur partie à arriver AVANT le début de la réunion  pour salluer  les frères et sœurs. Ensuite durant la réunion je devais m’assoir dans le cadre de porte les dos tourner à l’horaire et admirer la cour de gravel. Pour ce qui est de garder son attention sur l’orateur on repassera. Mais j’ai quand même pour apprécier cette tâche car elle ma permis de connaitre tous les frères et sœurs du groupe.

Le soir, nous sommes sortis avec quelques amis. Arrivés sur place nous nous sommes rendus compte qu’il y avait deux autres groupes de témoins d’environ 20 personnes chaque. Ça a été bien agréable d’apprendre à connaître des frères et sœurs d’autres congrégations. Il y avait entre autre un frère qui vient de Las Galeras et qui aimerait beaucoup démarrer dans le champ créole, mais c'est malheureusement difficile, car il n’y a pas de frère et soeur qui le parle. Nous irons donc en décembre avec quelques frères et sœurs pour faire une réunion spéciale en créole. Nous avons bien hâte!

Et puis aujourd’hui, lundi, nous restons tranquilles à la maison parce que un super orage nous empêche d’aller à la plage tel que supposé. Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est que partie remise.

Merci à tous ceux qui nous écrivent. Ça nous fait vraiment chaud au cœur d’avoir de vos nouvelles. Portez-vous bien les amis!


Juju et Éli xx