lundi 28 octobre 2013

Les champs sont blancs pour la moisson

Bonjour les amighosts,

Comment se passe le refroidissement éolien au Québec? On a entendu dire que les manteaux et les bottes sont très fashion cette saison… On commence à penser que le dominicains ne suivent pas beaucoup la mode parce qu’on n’en a vu nulle part ici. En tout cas, on vous tient au courant si on croise quelqu’un qui en porte.

Lundi dernier nous a encore confirmé que Jéhovah est un Créateur merveilleux qui a fait toutes choses afin qu’on puisse s’en régaler. Nous ne parlons pas ici du Kraft Dinner, mais de notre escapade à la grotte pour se baigner. Nous avions rendez-vous lundi matin à 10 h PILE! chez une famille de la congrégation qui est pas mal centralisée. Je dis 10 h PILE! parce qu’on s’est dit qu’on ne dirait plus une heure canadienne. C’est qu’il arrive parfois que nos gentils amis dominicains soient en retard…un peu…parfois…et comme nous voulions profiter pleinement de la journée, nous voulions partir tôt. Le plus drôle, c’est que c’est nous qui sommes arrivés en retard de 5 minutes. Vous pouvez être certains qu’on se l’ait fait dire. Tout le monde était déjà là à nous attendre. Nous sommes donc partis à 12 dans 2 voitures… mais oui, vous connaissez le proverbe : plus on est de fous (dans une voiture) plus on rit. (Ça ne paraît pas sur la photo, mais ils sont 4 derrière et 3 devant)

Rendus là-bas, nous avons dû descendre un petit chemin escarpé, appelé chemin des Cacata (apparemment il y en a beaucoup) (Nous utilisons une photo de la première expédition à la cueva pour documenter la description du chemin). 

Un peu plus loin, nous avons trouvé la grotte, camouflée à travers les arbres. Je me sentais dans Indiana Jones. Pour arriver à notre but, il a encore fallu déscalader (j’imagine que c’est le contraire d’escalader) les roches glissantes et pointues qui menaient à la lagune. (Je ne sais pas si vous pouvez constater, mais c'est vraiment haut)


Nous tenons ici à rassurer ceux qui ne voudraient pas poursuivre le récit par peur de la mort d’un de nos personnages : cela ne s’est pas produit, vous pouvez continuer à lire sans crainte. Petite devinette : qui ont été les premiers mongoles à se garocher dans l’eau? Mauvais réponse : ce ne sont pas les Mongoles. De toute façon, je ne crois pas qu’ils sont nombreux en République Dominicaine. Bin non, ce sont les petits ours polaires canadiens qui n’ont pas peur de l’eau froide. La gang nous regardait avec un regard légèrement inquiet de : « Qui sont ces gens? » Mais comme on dit : chassez le naturel et il revient au galop…et dans ce cas-ci à la nage. (L’auteur aimerait ici ajouter une note qui aidera le lecteur à mieux comprendre la nature des paroles de cet article: Il est tard et je dis des niaiseries.) Petit à petit, la plupart nous ont rejoints dans l’eau. Nous avons aussi eu le plaisir d’apprendre à nager à certains. Je les félicite parce que ce n’est pas l’endroit le plus sécurisant pour apprendre. Premièrement, les dimensions sont trompeuses. Parfois on croit qu’une roche est presque à la surface et lorsqu’on met le pied dessus, on se rend compte qu’elle est 3 mètres plus bas. Deuxièmement, la partie la plus creuse est vraiment creuse (environ 15 à 20 mètres) alors c’est très impressionnant. Grâce au masque de plongée que Jul avait amené, nous avons pu explorer un peu la grotte dont l’eau était cristalline. 





Nous avons eu beaucoup de plaisir et après environ 1h30 de baignade, nous étions tous épuisés. De peine et de misère nous avons fait le chemin inverse pour retourner aux voitures que nous avions laissées devant chez une étude par mesure de sécurité. Mais le groupe a repris de la force lorsqu’ils se sont rappelé du délice culinaire que nous allions leur préparer. Arrivés à la maison, toutes les filles se sont gentiment proposé pour préparer à manger, faire la vaisselle, passer le balais, plier le linge, repeindre les murs… Et oui, les dominicaines sont comme ça. Extrêmement travaillantes! 



Le repas n’a donc pas été trop long à préparer et heureusement, parce qu’ils y avaient quelques muchachos affamés qui commençaient à gruger le mobilier. Il faut dire que ça creuse patauger durant une heure et demi! Une fois la prière faite, tous se sont régalés du Kraft Dinner à la Plourde avec saucisses à hot dog, bacon et brocoli. Ça nous a vraiment remplis de joie de voir les sourires sur les visages de nos amis bien remplis de scrap canadienne.




Devinez ce que nous avons fait mardi…prédication! Je suis partie de mon côté avec Béthel pour aller revisiter des dames avec qui nous avions rendez-vous. La première n’était pas là alors nous étions un peu déçues. Reprenant notre courage, nous nous sommes dirigées à pied vers l’autre visite qui était environ à 30 minutes de marche. Profitant du trajet pour prêcher aux Haïtiens que nous rencontrions, nous avons pu avoir quelques bonnes discussions. Nous étions un peu nerveuses de faire un aussi long trajet puisque nous n’avions pas son numéro de téléphone et ne pouvions donc pas confirmer qu’elle serait présente. Priant fort, nous avons frappé à la grille devant la maison. Quelle joie de la voir se présenter à la porte avec l’article que nous lui avons laissé la semaine dernière dans ses mains (signe qu’elle nous attendait). Nous nous sommes donc assis avec en tête de commencer le livre qu’Enseigne, mais elle avait autre chose en tête. Nous montrant le titre « Réveillez-vous! » (nous plaçons les Tour de Garde en créole et les Réveillez-vous en français puisqu’ils ne sont pas traduits et que la plupart des Haïtiens ont reçu une éducation en français), elle nous a demandé : « S’il y a un réveil, c’est qu’il y a aussi un sommeil. De quoi s’agit-il? ». Après une petite prière mentale à Jéhovah, nous lui avons montré 2 Cor. 4 : 4, lui montrant que Satan égare les gens et si nous ne pouvons connaître Dieu, cela nous amène à un sommeil spirituel. Nous avons par la suite ouvert le livre Comment raisonnez sous le sous-titre Pourquoi y a-t-il tant de religions? et Dieu accepte-t-il toutes les religions? Finalement, je me suis retrouvée à refaire exactement mon discours d’il y a trois semaines. Nous avons terminé en lui expliquant que la façon de trouver la vraie religion est d’examiner dans la Bible ce que Dieu aime et ce qu’il n’aime pas et que pour cela, des millions de personnes à travers le monde étudient la Bible à l’aide du livre qu’Enseigne, que nous lui avons laissé. Wow! Nous sommes sorties de cette visite toutes revigorées! Par la suite, je me suis rappelée que Jul avait commencé une étude avec une dame alors j’ai décidé de retourner la voir. Elle nous a fait asseoir et comme elle n’avait pas vraiment compris que Jul voulait commencer une étude avec elle, nous avons recommencé le livre. Après environ trente minutes, je lui propose qu’on arrête et qu’on continue la semaine prochaine. Mais non! Ce n’était pas une option! Nous devions continuer. C’est avec la plus grande joie que nous avons accédé à sa demande.

Mercredi soir, Juliveica nous a invités chez elle pour préparer la réunion du jeudi soir. Nous avons tellement rit. Julien, comment as-tu vécu ton expérience de diriger la préparation de la réunion en créole avec personne qui t’écoutait? En essayant de diriger ‘’l’étude familial’’ j’ai enfin compris comment c’est d’etre un professeur de maternelle avec des enfants bourrer de sucre qui cour partout. Ok, j’exagere peu-etre un peu mais presque pas.  Mais avec ma patience légendaire je suis venu a bout de prendre la situation en main et 2 heures plus tard on avait fini l’étude de 5 paragraphes. Bravo Jul! Nous sommes fiers de toi! Par la suite, nous nous sommes régalés d’un genre de lasagne-pâté chinois dominicain. Le fond est constitué de bananes plantains bouillies écrasées, l’étage du milieu est de l’abichuela (des fèves rouges en sauce) et l’étage du dessus est du bœuf haché gratiné. C’était très bon.


Jeudi soir à la réunion, nous avons écouté un petit vidéo de Caleb durant la partie sur jw.org. Vous auriez dû voir les enfants qui se trémoussaient en s’époumonant sur les paroles en espagnol. Oui, ici c’est en espagnol et nous n’avons rien dit même si nous savons que la langue de Caleb c’est le français. Jenny a aussi pris un malin plaisir à déranger Julien qui essayait de suivre la réunion sur sa tablette.

Vendredi, nous étions bien excités parce que nous avons reçu la visite de nos chicas du Québec : Ève Véronneau, Nathalie Alain et Audrey-Anne Dumouchel. Elles habitent plus au centre-ville et couvrent un territoire énorme. Pour être certains qu’elles soient bien dépaysées, nous les avons amenées dans un de nos territoires campagnards qui se trouve à environ 30 minutes de marche. Malheureusement, nous avons dû quitter plus tôt le groupe pour aller…croyez-le ou non…signer notre bail!!!! Nous avons un appartement chers amis!!!!! Voici donc, pour vous et en exclusivité, les premières photos de notre logement! Il est situé dans le quartier qu’on appelle Trece.





Disons que c’est un soulagement, surtout que Rémi est tellement tanné de nous voir qu’il nous met à la porte sous peu. Bin non! On ne couchera pas dehors. Rémi nous a si généreusement accueillis, mais maintenant, il est temps de voler de nos propres ailes (ce qui veut entre autre dire d’appeler nous-mêmes un taxi). Julien, peux-tu nous expliquer pourquoi nous mentionnons le point du taxi? Appeler un taxi c’est comme appeler en chine; ya vraiment aucune différence. On comprend absolument rien. Entre le son de la musique qui joue dans le taxi et le son de la radio de taxi on entend de peine et de misère la voix du chauffeur. Et a vrai dire, meme si on pouvait l’entendre clairement on ne comprendrait pas plus. Donc à chaque fois on dois prendre la décision de soit d’attendre pour voir s’il arrive ou soit en appeler un autre et espérer comprendre quelque choses. Laissez moi vous dire que quand ca fait 3 taxis que t’appele t’hésite un peu avant d’appeler le 4e de peur qu’ils arrivent tous en meme temps. Pis c’est pas tout, une fois embarquer dans le taxi il faut maintenant jouer au jeu d’essayer d’expliquer ou qu’on s’en va. Et durant le trajet, le gentil taximan essaye d’entretenir la conversation en vous posant tout plein de question a laquelle je réponds par ‘’si si’’. Bref, nous étions toujours bien contents de laisser cette tâche ingrate à notre ami Rémi.

Bon, c’était donc une grosse parenthèse. Par la suite, nos gentils propriétaires ont généreusement fait un bon détour pour revenir nous porter jusque dans Hippodromo. Nous avons passé un bon moment avec les filles à parler, rire et cuisiner des hamburgers et sans blague, je crois que c’était les meilleurs que j’ai mangé : fromage Gouda, tomates (désolée Laurie, mais la plupart des gens aiment les tomates ;) ), bacon, avocat et oignons caramélisés dans le sirop d’érable…un délice. 

Vers la fin de l’après-midi, nous avons dû nous absenter, Jul et moi, parce que nous avions un groupe d’amis qui s’était invité à faire le ménage de notre nouvel appartement. Est-ce que vous voyez comment les gens sont effrontés ici? Hahaha! C’est une blague. Nous étions vraiment reconnaissants à tous ceux qui se sont proposés et nous avons tout lavé en à peine une heure.

Samedi, Rémi avait un discours dans le groupe francophone qui est affilié à la congrégation créole des filles (Èvita, Nat et Dédé). Nous voulions quitter la maison vers 15h pour être certains d’arriver à 16h. Problème de taxi obligeant, nous sommes partis vers 15h25, un peu (beaucoup) sur les nerfs. Notre crainte était d’être pris dans un bouchon de circulation. Finalement, nous sommes arrivés vers 15h52 (il y avait à ce moment trois personnes dans la salle) et avons même eu le temps de discuter un peu avant le début de la réunion. Une dizaine de minutes après le début du discours, le fan club de Rémi d’Hippodromo est débarqué et a fait augmenter de 25 % l’assistance de la réunion. Il est à noter que le groupe français est à ses balbutiements et qu’ils ne sont qu’une dizaine de proclamateurs qui y sont attitrés. 

Pour fêter l’évènement, nous sommes allés au Krispy Kreme! Inutile de vous dire que c’était très très bon. Nous avons passé le reste de la soirée dans la Zone Coloniale où nous avons beaucoup rit.


Aujourd’hui à la réunion, en saluant tout le monde, un homme me dit : « Est-ce que tu te rappelles, tu m’as invité à la réunion vendredi? » J’étais tellement touchée! Je suis donc allée lui chercher une Bible en créole et lui ai donné ma Tour de Garde, puisqu’il était déjà assis à côté d’un couple du groupe. Après la réunion, je suis retournée le voir et lui ai demandé ses impressions. Il m’a dit qu’il a beaucoup aimé et qu’il compte revenir. Je lui ai proposé d’étudier la Bible et il est d’accord. C’est donc à suivre…

C’est donc sur ses paroles que nous vous laissons. Nous espérons que tout va bien au Canada. On pense beaucoup à vous!

Jul et Éli xxx

P.S. La République Dominicaine a vraiment ouvert les horizons de Julien. Il se fait maintenant des amis sans avoir aucun préjugé.

dimanche 20 octobre 2013

La pluie, la pluie et toujours de la pluie

Bon, ça y est, on commence déjà à vous négliger. Il faut dire que nous avons eu une belle semaine bien occupée en prédication. Nous avons affronté les éléments naturels afin de vous rapporter un récit de qualité divertissant et instructif. Nous venons de passer la partie éducative dans la dernière phrase, nous pouvons donc passer à la partie divertissante.

Un peu dépressifs de ne pas être allés à la plage lundi et ayant manqué d’électricité toute la journée (l’orage a brisé des fils électriques), nous avons décidés de partir en excursion au Ikea. Croyez-le ou non, nous en avons trois dans le pays. Quelle joie que de nous retrouver dans un magasin à l’air climatisée où s’asseoir dans des salons empruntés! Pour fêter l’occasion, j’ai mis mes grosses lunettes.
Nous avons magasiné quelques petites choses pour notre futur appartement que nous avons peut-être trouvé. Je dis « peut-être » parce que nous avons un accord verbal avec le propriétaire, mais comme le bail n’est pas encore signé, on ne peut rien garantir. Surtout, que ça fait plus d’une fois qu’on pense avoir trouvé et que ça tombe à l’eau. Nous avons aussi mangé de la nourriture suédoise en République Dominicaine : voici l’ironie de la journée.

Mardi, notre semaine de prédication a recommencé. À cause de la pluie, nous n’étions que 3 au groupe de service. Vive la résistance québécoise! Le groupe s’est donc fait en français avec une excellente participation par des commentaires soutenus (bon, on était un peu forcés par Rémi qui nous nommait sans qu’on lève la main). Comme nous barrions (du verbe barrer) la salle, deux sœurs se sont joints à nous. Nous avons donc été faire des blocs où nous avons commencé deux études. L’avant-midi a vraiment été productif. Le manque de nourriture obligeant, nous nous sommes dirigés en après-midi vers l’épicerie Olé! afin de refaire des provisions. Nous avons retrouvé notre précieux gâteau Tres Leches, un délice dominicain que nous avions goûté pour la première fois il y a un an et demi. C’est un genre de gâteau blanc imbibé avec du glaçage qui goûte…un goût difficile à décrire, mais c’est extrêmement bon.

Mercredi en prédication, j’accompagnais une sœur pour faire des études, mais le groupe qui est parti dans le territoire a fait une merveilleuse découverte. Comme je n’étais pas là, Jul va vous expliquer ce que c’était : Dans le territoire il y a une sorte de grotte (plus un dôme de roches) et à l’intérieur de celui-ci se trouve une lagune. L’eau est d’une telle limpidité qu’on croit que l’eau n’est vraiment pas profonde mais en faite ca la plus de 20 mètres de profond. Pour s’y rendre on doit emprunter un chemin, à travers un genre de jungle,  pavé de roche mais toutefois très escarpé. C’était très impressionnant de voir une vieille sœur de 60 ans dévaler la pente a tout allure le pied sur alors qu’un frère essayait de la suivre de peine et de misère. Bref on y retourne demain tout le groupe pour s’y baigner. J’ai pris l’innitiative d’inviter tout le groupe a venir manger du Kraft dinner a la maison de Rémi. Le monde ici  ne savent pas c’est quoi et pense que c’est un repas très élaborer. J’ai hate de voir leur réaction demain! Je vous en redonne des nouvelles.

Jeudi matin, nous sommes partis en prédication sous un beau soleil, mais la température est hypocrite ici! Nous nous sommes faits prendre par un vieux orage. Le petit groupe que nous étions s’est réfugié dans une genre de cabane/maison abandonnée. Je dois avouer qu’à tous moments, j’étais certaine qu’une cacata allait surgir des trous dans les roches, mais un tel incident n’est pas arrivé. 

Cela ne nous a pas empêché d'admirer la belle création de Jéhovah:

Comme tous les jeudi soirs, nous avions la réunion et nous essayions pour la première fois une nouvelle façon de placer les chaises de la deuxième école parce qu’à chaque fois nous sommes de plus en plus à assister. Cette semaine, nous avons battus un record : 46 assistants. Si vous voyez sur la photo, il est impossible que 46 personnes s’assoient nous étions donc plus d’assistants debout que assis, certains se tenant même debout à côté du lecteur de l’étude du livre à l’avant. 



C’est vraiment beau de voir le progrès et de constater que de plus en plus d’étudiants assistent. Sur l’autre photo, on voit la salle principale. Nous avons aussi appris à mieux connaître la petite Elianni, une jeune sœur de 8 ans qui est baptisée depuis 2 ans. Elle parle très bien l’anglais, ce qui n’est pas très commun ici et est très sociable. Elle désire maintenant apprendre le créole pour pouvoir se joindre au groupe.


Pour nous reprendre de la journée de lundi où nous étions restés à la maison à la place d’aller à la plage, nous avons décidé d’y aller vendredi après la prédication. Nous y sommes allés avec Béthel et son père a insisté pour nous amener où nous devions prendre la guagua (autobus) pour y aller. Comme les routes de la République sont parfois drôlement pensé, il nous a laissé dans l’entrée pour aller sur l’autoroute et a fait un demi-tour dans la sortie d’autoroute pour revenir sur ses pas. J’aime trop la façon de conduire des dominicains! Arrivés là-bas, nous avons profité de l’eau chaude (et quand je dis chaude c’est…comme entrer dans son bain) et du soleil. De vrais iguanes!

Samedi, nous sommes repartis en excursion dans le territoire. C’est ce qui est fascinant ici, nous avons beau être dans la capitale, comme nous sommes à l’extrémité du territoire nous nous sentons parfois en pleine jungle. Certaines maisons sont situées le long de petits sentiers rocheux très étroits où nous partons à la recherche de maisons. Il faut faire bien attention pour ne pas trébucher parce que les chemins sont jonchés de branches et de roches. 

Donc, nous avons quitté la salle environ en un groupe d'environ une dizaine et au fil de la route, nous avons été rejoints par quelques frères et sœurs qui ont agrandi le troupeau. Nous étions finalement une vingtaine. Jul avait une compagne de service très attachante du haut de ses trois pommes. 

Mais non, Jenny était ma compagne à moi, avec sa maman Nirlande bien sûr, mais Jul me l’avait volé pour faire la route. D’ailleurs, essayant d’épargner les petits pieds de Jenny (qui mesurent environ 5 cm (ils sont trop cute)) de la boue, nous étions plusieurs à la prendre dans nos bras lorsque nous devions traverser des flaques...mais parfois il arrive de petits accidents. Alors que je la tendais à un frère pour qu’il la traverse, il a mis le pied directement dans une flaque profonde. Moi, essayant de sauver la situation, j’ai fait exactement la même chose. Nous avions fière allure. 

Heureusement, quelques gentils monsieurs qui travaillaient nous ont galamment offert un siyo d’eau (oui, oui un siyo, aussi appelé un seau) et nous avons pu nous nous nettoyer les pieds. Bon, je ne veux pas faire de publicité pour aucune compagnie et je répète que ce blog n’est pas commandité, mais disons qu’à ce moment précis, j’étais bien contente d’avoir acheté mes ballerines Crocs en caoutchouc…et je les recommande à toutes personnes désirant aller prêcher à l’étranger! En revenant du territoire, Julien a pris Jenny sur ses épaules parce qu’elle était un peu fatiguée. Ok, c’est un gros mensonge parce que cette petite fille a plus d’énergie que nous tous rassemblés, même après trois heures de marche sous le soleil. Toutefois, ça lui fait bien plaisir d’avoir un moyen de transport. Nos deux compagnons cheminaient donc en avant de nous quand j’ai vu Julien qui s'est retourné avec une lueur d’horreur dans les yeux. La raison : Jenny venait de lui dire qu’elle lui avait fait pipi dessus. Aussi vite que cela se pouvait, sans toutefois la lancer par terre, Julien a fait descendre Jenny. Quel soulagement pour lui de voir que ce n’était qu’une menace. J’avais bien dit à Jul d’arrêter de l’embêter durant la prédication en lui maintenant des brindilles dans les oreilles. En tout cas, je crois qu’il a appris la leçon. Nous avons terminé la prédication sur une belle note avec un pop sicle acheté au marchand à vélo.

Aujourd’hui, nous avons eu un excellent discours donné par Matthieu Bachand. Lui et Evely sont par la suite venus manger à la maison et nous avons discuté jusqu’en début de soirée. On était vraiment contents de les revoir pour partager un repas. De plus, Julien a lu la Toudegad pour la première fois. Il a fait cela très bien, surtout en tenant compte que le créole contient beaucoup de contractions de mots qui impliquent de bien connaître la langue pour pouvoir lire les bonnes combinaisons de mots. Tout le monde a été bien impressionné par sa maîtrise de l’Allemand (si vous ne savez pas de quoi je parle, vous pouvez relire votre Tour de Garde). 


Voilà donc notre semaine. Nous essaierons de vous réécrire plus rapidement la prochaine fois puisqu’une semaine de délais ça fait dur. N ap wè zanmi nou!

P. S. Un petit preview de notre dîner demain avec notre festival national du Kraft Dinner de Santo Domingo. Deux petits amis bien excités! (Jul tient le tres leches)


lundi 14 octobre 2013

Entourage

Bon matin sous la pluie (parce que j’imagine que par chez vous il pleut) (Mouhahahaha!) Mais si sa peut vous consoler, il pleut ici aussi…des fois…pas longtemps. Hihihi!

Nous commencerons où nous nous sommes laissés : le discours de Jul. Réveillez-toi demande aujourd’hui à Jul : « Comment s’est passé ton discours? » Cela c’est très bien passé malgré quelques inconvénients;  habituellement je fais des relecture mentale de mon discours durant l’étude de la congrégation mais étant donné le manque de place assise les frères sont debout durant toute la première partie de la réunion, donc  il m’était pratiquement impossible d’avoir les feuilles de mon discours en main en meme temps que le livre des actes, et la bible en français et en créole.  Deuxièmement le lutrin n’est pas ajustable et il mesure 3 pieds de haut donc a ma grandeur laissez moi vous dire que mes feuilles étaient assez loin de ma piètre vue.  Malgré cela selon les frères et sœurs j’ai fait un excellent discours (c’est qu’ils sont gentil les dominicains :p)

Donc, après la réunion, trois amies m’approchent pour me demander ce que nous faisons ce soir. Un peu perplexe et sachant qu’on doit se lever tôt (6 h) pour aller dans l’informel, je hausse les épaules en signe de : « Je l sé pâ » (Traduction du québécois à français : Je ne le sais guère). En deux temps trois mouvements, un party venait de s’organiser à la maison sans qu’on le sache. Finalement, nous nous sommes retrouvés une dizaine dans la cuisine à parler plus fort les uns que les autres. Je crois qu’il est temps que nous vous présentions la gang de jeunes que nous avons dans la congrégation et qui nous ont accueillis comme si on se connaissait depuis très longtemps. C’est entre autre grâce à eux que Jul et moi nous sommes sentis à la maison assez rapidement. Commençons par les poulettes : Il y a tout d’abord Juliveica, une pionnière permanente dominicaine qui est dans le groupe créole depuis déjà deux ans. Croyez-le ou non, elle est huissière. Bon, je n’ai aucune idée de comment s’exerce la profession ici, mais ça semble assez intéressant.

Nous avons ensuite Elizabeth et Bethel. Elizabeth est la plus jeune elle a 15 ans et Bethel 17 ans. Toute leur famille vient de les rejoindre en créole, mais à la base, ce sont elles à l’âge de 13 et 15 ans qui ont décidé d’apprendre la langue et de se joindre au groupe. Elles sont très travaillantes et abordables. (Sur la photo, on voit aussi Mélissa dont on vous a parlé précédemment dans le blog)



Maintenant, les muchachos : Il y a Nick, un frère qui est arrivé d’Haïti il y a un peu plus d’un mois pour les études. Rémi l’utilise déjà beaucoup dans le groupe, surtout pour des lectures impromptues.


Parlons maintenant de Jean Carlo (aussi appelé Yankee) qui a le même âge que Jul et qui s’entendent très bien. Ils sortent souvent dans la prédication ensemble et s’encouragent parce qu’ils ont commencé leur service de pionner permanent en même temps (soit au début octobre 2013). Yankee est le frère d’Elizabeth et de Bethel.

Finalement, il y a Julio, le petit frère de Juliveica, que nous n’aimons pas vraiment parce qu’il n’est pas en créole. Bin non, c’est une blague. Il a toujours le mot pour rire et c’est un excellent danseur…comme à peu près tout le monde ici dans le fond. (Désolé, nous n'avons pas de photo de Julio)

Voici donc notre petite gang, incluant Rémi, avec qui nous aimons beaucoup prêcher et faire des activités. L’activité de la soirée a donc été d’aller chercher des chimichurros, un genre d’hamburger dominicain, fait dans la rue souvent tard le soir. C’était très bon, surtout accompagné de Mojitos. Nous avons commencé à faire connaître ce drink aux frères et sœurs d’ici et ils en raffolent. Mis à part qu’ils nous demandent toujours quelle est la verdure qu’il y a dedans (de la menthe). Par la suite, nous avons mis un peu de musique et avons eu droit à un petit cours de salsa (qui se danse assez étrangement, en tout cas pas comme au Canada) et de Merengue. Nous nous sommes bien amusés. C’est une chose qui est très agréable d’ici, même si les plans faits longtemps à l’avance fonctionnent rarement comme on le pensait, ceux faits dernière minutes sont souvent plus drôles.

Le lendemain, comme mentionné précédemment, nous nous sommes levés vers 6 h pour aller en informel. C’est vraiment agréable parce que c’est une excellente façon de contacter les Haïtiens qui partent travailler tôt et reviennent tard en soirée. De cette façon, ils nous disent où ils habitent et quand ils sont disponibles. Nous nous sommes dirigés pour le groupe de service qui est à la salle à 8h40 et sommes partis prêcher dans un quartier que nous avions entamé la veille. Nous avons rencontré beaucoup de gens, ce qui est vraiment encourageant et à un certain point nous étions assis, mes partners et moi (Bethel et Arlette sa maman) et parlions avec quatre personnes en même temps. Ils nous ont demandés à plusieurs reprises de leur amener une Bible en créole et de commencer une étude avec eux. Vraiment touchées par leur désir d’apprendre à connaître Jéhovah, nous avons bien pris en note l’emplacement de la maison. Je suis désolée si je me répète, mais il faut comprendre qu’ici il n’y a pas vraiment de nom de rue ni d’adresse il est donc vraiment important d’essayer d’avoir des points de repère dans le territoire pour pouvoir retourner voir nos visites. Nous avons terminé l’avant-midi sous une légère pluie, mais cela nous importait peu parce que nous étions tellement heureux d’avoir pu rencontrer tous ces gens.

Le soir, nous sommes allés marcher sur un genre de boardwalk qui longe la mer et où il y a plusieurs activités qui ont lieu : karaoké, jeux divers, restaurants, etc. Mais qu’est-ce qui a attiré l’attention des gars? Le Go Kart bien sûr! 


Nous avons donc fait deux équipes puisque nous ne pouvions y aller tous ensemble : Mélissa (notre amie de la Martinique), Bethel, Elizabeth et moi. Ensuite, Rémi, Jul et Yankee. (J’aimerais juste dénoncer une flagrante injustice ici! Rémi s’est mis à parler avec la fille qui était responsable du Go Kart, une Québécoise, trop contente de parler français et par sollicitude québécoise, elle a laissé les gars le double du temps. En tout cas, moi je pense qu’elle trouvait Rémi à son goût). Toujours est-il que nous avons beaucoup ris. Par la suite, nous avons escaladé des restants de murs et de marches qui s’avancent dans la mer sur une pointe de terre. Le reflet de la lune sur les vagues était vraiment magnifique.



Samedi a été une grosse journée de prédication et nous avons pu revoir certaines personnes précédemment rencontrées. Voici quelques photos de notre avant-midi:




Sur les photos suivantes: Moi qui met en application la technique de cassage du fruit pour avoir des amandes et l'autre photo, une petite pause café chez Mélissa.



Quelle bénédiction de voir la reconnaissance des gens parce que nous ne les avions pas oubliés. Je suis allée faire des études pratiquement toute la journée et suis finalement rentrée à la maison vers 8 h avec une seule envie : aller dormir. Mais avant, Jul et moi nous sommes faits un cinéma « maison » avec son portable et des speakers. C’est quand même de la grosse technologie. Fatigués comme nous étions, Despicable Me 2 nous a beaucoup divertis. Il faut dire qu’avec Jul qui voulait absolument écouter son film avec une couverte comme à la maison (un drap contour ici) la soirée était prometteuse. 


Dimanche, c’était la réunion et j’avais bon espoir que certaines des personnes que j’avais rencontré dans le territoire viendraient. Malheureusement, ça n’a pas été le cas, mais je ne me décourage pas! Jul a cette fois été mandaté à une nouvelle responsabilité, tout en conservant la sonorisation. Que devais-tu faire durant la réunion Jul? J’étais aussi responsable de l’accueil. Ici cette responsabilité consiste en majeur partie à arriver AVANT le début de la réunion  pour salluer  les frères et sœurs. Ensuite durant la réunion je devais m’assoir dans le cadre de porte les dos tourner à l’horaire et admirer la cour de gravel. Pour ce qui est de garder son attention sur l’orateur on repassera. Mais j’ai quand même pour apprécier cette tâche car elle ma permis de connaitre tous les frères et sœurs du groupe.

Le soir, nous sommes sortis avec quelques amis. Arrivés sur place nous nous sommes rendus compte qu’il y avait deux autres groupes de témoins d’environ 20 personnes chaque. Ça a été bien agréable d’apprendre à connaître des frères et sœurs d’autres congrégations. Il y avait entre autre un frère qui vient de Las Galeras et qui aimerait beaucoup démarrer dans le champ créole, mais c'est malheureusement difficile, car il n’y a pas de frère et soeur qui le parle. Nous irons donc en décembre avec quelques frères et sœurs pour faire une réunion spéciale en créole. Nous avons bien hâte!

Et puis aujourd’hui, lundi, nous restons tranquilles à la maison parce que un super orage nous empêche d’aller à la plage tel que supposé. Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est que partie remise.

Merci à tous ceux qui nous écrivent. Ça nous fait vraiment chaud au cœur d’avoir de vos nouvelles. Portez-vous bien les amis!


Juju et Éli xx

jeudi 10 octobre 2013

Parlons adaptation

 Bonjour chers lecteurs et lectrices assidus!

Notre mardi s'est entamé avec le soleil comme toutes les journées de la semaine dernière. Pour l'instant, il y a de la pluie seulement la nuit ce qui permet de rafraîchir la température durant la nuit et qu'on puisse mieux dormir.

Un peu comme à tous les matins, nous sommes partis à la course parce que nous avons entre 15 à 20 minutes de marche à faire pour nous rendre au groupe au service qui se tient à la salle du Royaume à tous les jours. Nous avons aussi réalisé que nous avons oublié de prendre la salle en photo, chose que nous ferons demain. Petite parenthèse concernant la salle: C'est un bâtiment qui détonne vraiment dans le quartier. Elle est d'une belle couleur claire et tellement bien entretenue que si on veut indiquer à quelqu'un dans le territoire où se trouve la salle, on peut leur indiquer le quartier et de demander à un passant où elle se trouve puisque tout le monde la connaît, malgré la présence de nombreuses églises aux alentours.

Nous sortons donc du groupe de service tout joyeux que quelques frères et soeurs en espagnol se soient joint à nous pour aller prêcher. Il faut comprendre que le groupe créole est un petit nombre comparé à la congrégation espagnole et cela se fait beaucoup sentir lors des groupes de service. Une autre grande différence est que pratiquement personne n'a de voiture dans le groupe, il nous faut donc marcher en moyenne 20-25 minutes avant de nous rendre au territoire. Nous partons en direction du territoire et un petit malheur est arrivé à Julien. Demandons-lui: que s'est-il passé Jul? : "Tout en marchant gaiement pour me rendre dans le territoire avec le reste du groupe je senti une vive sensation de douleur à l'intérieur de ma cuisse, n'en fesant pas de cas, je continuai à marcher quand soudain je resenti un autre fois l'étrange sentation déplaisante et puis encore une fois. Pas de doute, quelque chose d'allait pas. Je tenta alors de secouer mon pantalon et de tâter pour tenter de savoir ce qui n'allait pas. Je senti alors au bout de mes doigts, à travers mon pantalon, un insecte. Mon esprit se mis alors à défiler à toute allure les bibittes possible qui aurait pu habiter mon pantalon, les dernières que j'eus aperçues (oui oui au passé antérieur), étaient des veuves brunes. Un vent de panique me surgit alors, mais je devait garder mon calme car me dénuder en public était hors de question, j'avais beau être attaqué par une créature quelconque possiblement mortelle, j'avais quand même encore mon orgueil. Une soeur me dit alors qu'une famille de témoin habitait tout proche et que je pourrais alors enlever mon pantalon en toute dignité. À mon avis les gens ici non pas la même définition de tout proche car 20 minute plus tard on marchait encore et je me demandait si a tout moment j'allais mourir. De plus, je sentais encore une présence sur ma jambe qui se déplaçait. Enfin arrivé à destination, nous découvrîmes qu'il n'y avait personne à la maison. Je me résigna donc à me dévertir en pleine nature, seulement caché par un parapluie. J'aperçu alors une cuisse ravagé par les morsure et boursouflures. Mais pas de traces de l'assaillant. Une soeur me dit alors que c'était surment une fourmi (ca l'air qu'ils ont pas la même sorte de fourmis qu'au québec). Mais bref, on le saura jamais peut-être était-ce une veuve brune et la nuit je me transforme en spiderman. En tout cas, pour ma part j'aime mieux cette version des faits. 

Bon, vous aurez compris que notre grand poète a un peu romancé la situation, mais si ça peut lui faire plaisir…ne brisons pas son rêve. L’avant-midi de prédication a bien été. Alors que nous attendions quelques frères et sœurs, nous nous sommes assis sur un muret à environ 1 mètre de la maison à laquelle il appartenait. Après quelques instants, Julien a reçu quelque chose sur la tête. C’était un fruit tombé de l’arbre sous lequel nous étions assis. Tout excitées, les sœurs ont commencé à les ramasser parce qu’apparemment cela se mange. Les propriétaires nous ayant remarqué (bon, on était un peu difficile à manquer puisque si on avait étiré le cou on aurait pu partager le riz qu’ils étaient en train de manger à table dans leur cuisine), nous ont salué bien sympathiquement. J’étais un peu surprise parce que si on ajoute le fait que nous leur avions « volé » des fruits à la violation de propriété privée (nous étions assis sur leur muret) nous avions déjà deux crimes à notre actif. Pourtant, fidèles à la tradition hospitalière dominicaine, ils nous ont donné un petit seau d’eau pour laver les fruits.  Sur la photo on voit leur petit garçon qui nous aide à faire tomber les fruits mûrs à l’aide d’un bâton. Sur l’autre photo, on voit une sœur qui nous montre que lorsqu’on ramasse les fruits séchés par terre et qu’on les ouvre, il y a une petite amande à l’intérieur. C’était tellement bon que Julien et moi en avons ramené à la maison pour manger les amandes plus tard.





 L’après-midi même, nous avons reçu le baril de marchandises que Rémi, Jérémie et Vincent se sont fait venir du Québec. Nous avons sur la photo deux gringalets qui sont tout heureux de découvrir tout ce qu’il y a là-dedans. On se serait cru à Noël. 


Mercredi matin, j’étais arrangée avec une sœur (son nom est Mélissa et c’est une sœur originaire de la Martinique qui vient prêcher ici depuis quelques années (SA PREMIÈRE LANGUE EST LE FRANÇAIS!!!!!) ) dans la prédication pour aller faire plusieurs études qu’elle avait dans le même quartier. Nous partons donc à l’aventure, gravissant parfois des petits chemins rocheux pour aller rejoindre des maisons un peu plus reculées. Sur le chemin, nous rencontrons une dame au milieu de la route qui tient un long bout de bois qui soutient le fil électrique qui alimente sa maison. La pauvre nous raconte que quelqu’un lui a volé son fil électrique durant la nuit pour le revendre et qu’elle doit rester là en attendant son mari qui essaie d’arranger quelque chose. C’était vraiment intéressant de voir Mélissa tourner la conversation pour lui montrer que le Royaume de Jéhovah va nous débarrasser de tous ces problèmes. Poursuivant la prédication, nous arrêtons à la dernière maison où nous avons eu une étude. Le titre de cet article est en partie dédié à l’événement que je vais vous raconter. Comme un peu partout où nous allons, la propriétaire nous offre des chaises de jardin en plastique pour nous asseoir. Son petit dernier, qui a deux ans et quelque, est assis, sans couche, sur une autre chaise. Au bout d’un moment, nous entendons de l’eau couler. Regardant un peu partout, nous ne pouvons que remarquer la flaque qui s’agrandit sous la chaise du petit Axel. Sa mère le discipline et le nettoie un peu puis se rassoit où elle était précédemment. En même temps, Mélissa et moi nous jetons un coup d’œil et avons un frisson : il est facile de supposer que ce n’est pas la première fois que ce genre d’incident arrive et à voir que la mère n’a pas nettoyé l’urine sur la chaise, nous nous demandons de quoi étaient faites les gouttes qu’il y avait sur nos propres chaises à notre arrivée. Le mot du jour : ADAPTATION. Heureusement, ce n’est vraiment pas une généralité, car la plupart des gens que nous rencontrons conservent leur maison bien propre malgré leurs moyens plus que modestes.

Jeudi matin, devinez ce que nous avons fait. Roulement de tambour….prédication. Nous avons eu beaucoup de plaisir comme d’habitude et avons pu trouver plusieurs Haïtiens. Julien a d’ailleurs eu deux belles expériences. Laissons-le vous les expliquer : Premièrement pour vous mettre en contexte, ce matin j’étais jumelé avec un frère dominicain de 19 ans qui a joint le groupe créole cette semaine. Déjà la sa s’annoncait etre une assez drole avant-midi de prédication; un gars qui baragouine le créole et un autre qui n’en connait pas un seul mot. Tsé quand ca fait meme pas deux semaines que tu apprends le créole pis qu’un matin tu te retrouves a essayer d’enseigner une présentation a un autre frère… Bref disons que l’esprit saint avait besoin de travailler fort ce matin là. Et c’est ce qu’il a fait, je vous explique pourquoi. Comme nous marchions dans le territoire, on a vu un groupe d’haitien qui jasait assit sur le trettoir. Le frere hispanophone me dit alors de tenter ma chance. Mais comme un autre groupe de 2 sœurs haitiennes nous suivaient je lui dit qu’elles s’en chargeraient car je ne me sentait pas à la hauteur.  Mais pendant qu’on passait innocemment à côté du groupe un des haitiens nous interpella. Mon compagnon étant le plus proche c’est lui qui répondit par une salutation en espagnol. C’est alors que l’haitien dit que cest à moi qui voulait parler, je me suis alors avancer et le salua en créole. Il me demanda alors en un francais très clair si j’avais un dollars pour lui. Je lui réponduit Mwen pas gen kob. (jai pas d’argent). Mais je lui dit que j’avais quelque chose de bien mieux que l’argent et je lui tendit alors une tour de garde il me remercia et une dame du groupe me demanda si je pourrai lui en donner une a elle aussi, ce que je fis. Et je distribua aussi les tracts qu’on a recu à l’assemblée de district a toutes les autres personnes présente. Lecon, ne jamais sous-estimer la force de l’esprit saint. Plus tard dans l’avant-midi, on est arrivé devant un bloc d’appartement à l’intérieur duquel on nous avait renseigné qu’il y vivait 3 haitiens. Ma sœur sa compagne et un autre groupe de 2 frere entra donc dans le bloc. Celui qui dirigeait le groupe me demanda aussi d’y aller. Au début j’étais hésitant car je ne comprenais pas le but d’etre 6 témoins dans le meme bloc, mais le frère me dit que s’il y avait 3 appartement habités par des haitiens il devait donc y avoir 3 groupes de personnes pour leur précher. Me contentant de ces expliquations, mon compagnon et moi sommes entrées dans le bloc et nous nous sommes rendus au dernier étage. Mon compagnon apercu alors par la fenetre une femme semblant etre haitiennes. Il la salua alors du meilleur ‘‘bonjou ‘’ qu’il était capable. Elle vient donc nous ouvrir la porte (vétu seulement d’une serviette). Commencant alors ma présentation elle nous invita a entré s’asseoir. Elle fit alors rapidement du ménage pour libérer 3 chaises et alla s’habiller. Pendant le temps qu’elle était partit, j’ai décidé d’agir en conformité avec la prière que j’avais faite la veille dans laquelle j’avais demander à Jéhovah de commencer un étude.  Je sortit donc un livre Qu’enseigne de ma sacoche de serviette et lui ouvrant à la quatrieme page je lui demandit qu’elle chapitre elle aimerait étudié. Elle me répondit le chapitre trois et après lui avoir fait lire le premier paragraphe et posé la question je lui ai dit que je reviendrai pour la suite. J’ai donc rendez-vous avec la dame mardi apres-midi pour poursuivre l’étude en compagnie de ma sœur.  Laissez moi vous dire que sans l’esprit saint ca m’aurait été impossible de faire cela car en dehors de ma présentation que j’ai appris par cœur je ne connais pas grand-chose au créole pour l’instant mais pourtant la dame semble m’avoir bien compris. Bref la suite de cette histoire vous la saurez la semaine prochaine.



Cet après-midi, il y a eu un super orage, mais les nuages se sont poussés pour nous laisser aller à la réunion dans quelques heures et écouter le premier discours en créole de Jul.

Hasta luego amigos! xx

lundi 7 octobre 2013

Quoi de neuf sous le soleil?

Holà, Bonjou!

Et oui, bientôt ce seront les deux seules langues que nous saurons parler. Il est intéressant de constater que les dominicains ont vraiment des expressions qui leur sont propres: Como tu ta? Qué lo qué? Et quelle joie sur leur visage quand nous les utilisons.


Que s'est-il donc passé en deux jours de vie dominicaine? Nous avons été vraiment contents d'aller souper chez notre Mathieu Bachand national et Evely. Comme ils ne sont pas dans la même congrégation que nous, ça faisait déjà quelques jours que nous les avions vus. Nous avons mangé du "chimi", un genre de sandwich fait avec de la viande...je ne sais toujours pas quelle sorte, mais c'était délicieux. Nous étions un peu inquiets parce que Mathieu et Rémi prévoyaient une diarrhée en vue pour nous puisque c'est de la nourriture de la rue. En plus, j'ai oublié la super bouteille d'extrait d'origan antiflux que Stéphanie et Mathieu Cabana nous on généreusement offert. Mais prenant notre sandwich à deux mains, en partie contents de peut-être pouvoir lire notre multitude de lettres à ouvrir seulement lorsque nous aurions notre première diarrhée (pouvez croire que certains frères et soeurs nous souhaitent cela?...en tout cas), nous nous sommes finalement régalés. Je vous rassure sur l'état de notre système digestif: il est merveilleusement solide!


Dimanche matin, nous nous sommes tranquillement réveillés grâce au chant des coqs qui semblent ne pas vraiment avoir d'horloge puisqu'ils chantent à toute heure du jour et de la nuit. Tout en mangeant un bon gruau au Nutella (quoi? c'est un peu fade sinon) nous avons terminé notre Toudegad. Arrivés à la réunion, Julien s'est fait accrocher par un frère pour faire la sonorisation. Voici son explication de la situation: primièrement je n'ai jamais fait la sono au québec donc je n'y connais rien, deuxiemement, je ne comprend pas la moitié de ce qu'il essaie de m'expliquer, troisièmement pas sur qu'il sache lui meme comment ca marche. Résultat; j'ai partit le premier cantique avant que le frere en avant finisse de l'annoncer et apres le deuxieme cantique yen a un autre qui a commencer pendant que le frere introduisait la tour de garde. Malgré tout cela il parait que je n'est pas été si pire car il ma nommé en charge de la sonorisation :O! Bref ca démontre a quelle point ya du besoin ici, avis aux intéressés...


Après la réunion, nous sommes partis à la recherche d'appartements parce que celui que nous devions louer...disons que le propriétaire a changé d'idée. Nous étions bien déçus parce que c'était vraiment un bon prix et nous n'avions pas à acheter de meubles, mais ce n'est pas grave. Finalement, nous avons croisé un frère et une soeur qui nous ont aimablement embarqué. Suite à notre recherche infructueuse, ils nous ont emmené à un BBQ chez un ancien de la congrégation. Ça a été un après-midi agréable où nous avons pu jouer au domino en mangeant des bonnes côtelettes. Miam! Miam! Voici le moment où Jul explique la partie de dominos: ok ben pour comprendre il faut que vous sachiez que les habitants de la republique dominicaine ne parle pas l'espagnol comme le croit le reste du monde mais bien le Dominicain, langue totalement incompréhensible qui se parle a la vitesse du son tout en ouvrant la bouche au minimum. tout ca pour dire que j'ai compris les régles de leur fameux ''dominos'' seulement a la fin de la derniere partie. Tout le long je jouait en équipe avec ma soeur assis en face et nous le savions meme pas! Mais disons que le soleil et la biere présent dans la partie rendait le tout pas mal intéressant :P P.s. ne jouer jamais quand cest pas votre tour au domino, vous allez etre rapeller a l'ordre assez rapidement. 



Pour souper, nous sommes allés manger à la Zona Colonial (et oui, notre lieu préféré) avec de nouveaux amis : Mabelle, une pionnière dans la congrégation de Mathieu et Evely, et Otnièl, un pionnier spécial qui habite dans la Zona Colonial (chanceux!). 

Nous avons beaucoup ri et pu parler en partie en anglais avec eux alors ça nous a fait du bien au cerveau. Pour dessert, nous sommes allés au Hard Rock Café parce que Jul avait en tête une idée bien précise de ce qu’il voulait pour dessert.

Lundi c’est la journée de repos dominical, nous nous sommes donc…..reposés. Bon pas vraiment. Nous étions en mission trouvons une maison! Nous sommes partis tout gonflés d’espoir Jul et moi en priant pour trouver quelque chose de bien. Rue après rue notre enthousiasme s’effritait avec le soleil qui nous brûlait la tête et les pancartes à vendre et non à louer qui se multipliaient. À bout de patience, nous sommes arrivés devant une grille présentant une pancarte : « Se alquila ». Merci Jéhovah! Nous avons appelé et le prix est raisonnable. Malheureusement, nous ne pourrons visiter que jeudi, mais c’est quand même prometteur. (Vous la verrez sur la photo). 

Pour nous récompenser, nous avons acheté les meilleures mangues que nous n'avons jamais mangé (je vous fait une petite démonstration sur la photo de comment bien les manger).


Cette journée nous réservait aussi une surprise : nous avons des nouvelles amies à la maison : des veuves brunes et leurs nids. Pour ceux qui ne le savent pas, elles sont encore plus venimeuses que les veuves noires. Rendus là, nous avons décidé que rire était la meilleure solution. Après nous être roulés par terre, armés d’un balais et d’un soulier, nous avons détruit la future colonie. Bon quand je dis « nous » vous aurez compris que je parle des gars parce que moi j’étais encore caché quelque part sous le sofa avec les petites araignées de maison qui ne me font plus du tout peur. Nous commençons même à bien nous entendre. Pour terminer la journée, nous sommes allés à un petit party d’au revoir pour un frère du groupe qui s’en va à l’école pour frères célibataires. Nous allons maintenant nous coucher parce que demain c’est la prédication. (petite photo de Jul la semaine dernière dans le genre de maisons où nous cherchons des Haïtiens. Il arrive souvent qu'ils logent dans des maisons en construction par manque de budget.)




Bonne nuit à tous!