Bonjour chers lecteurs et lectrices assidus!
Notre mardi s'est entamé avec le soleil comme toutes les journées de la semaine dernière. Pour l'instant, il y a de la pluie seulement la nuit ce qui permet de rafraîchir la température durant la nuit et qu'on puisse mieux dormir.
Un peu comme à tous les matins, nous sommes partis à la course parce que nous avons entre 15 à 20 minutes de marche à faire pour nous rendre au groupe au service qui se tient à la salle du Royaume à tous les jours. Nous avons aussi réalisé que nous avons oublié de prendre la salle en photo, chose que nous ferons demain. Petite parenthèse concernant la salle: C'est un bâtiment qui détonne vraiment dans le quartier. Elle est d'une belle couleur claire et tellement bien entretenue que si on veut indiquer à quelqu'un dans le territoire où se trouve la salle, on peut leur indiquer le quartier et de demander à un passant où elle se trouve puisque tout le monde la connaît, malgré la présence de nombreuses églises aux alentours.
Nous sortons donc du groupe de service tout joyeux que quelques
frères et soeurs en espagnol se soient joint à nous pour aller prêcher. Il faut
comprendre que le groupe créole est un petit nombre comparé à la congrégation
espagnole et cela se fait beaucoup sentir lors des groupes de service. Une
autre grande différence est que pratiquement personne n'a de voiture dans le
groupe, il nous faut donc marcher en moyenne 20-25 minutes avant de nous rendre
au territoire. Nous partons en direction du territoire et un petit malheur est
arrivé à Julien. Demandons-lui: que s'est-il passé Jul? : "Tout en
marchant gaiement pour me rendre dans le territoire avec le reste du groupe je
senti une vive sensation de douleur à l'intérieur de ma cuisse, n'en
fesant pas de cas, je continuai à marcher quand soudain je resenti un autre fois
l'étrange sentation déplaisante et puis encore une fois. Pas de doute, quelque
chose d'allait pas. Je tenta alors de secouer mon pantalon et de tâter pour
tenter de savoir ce qui n'allait pas. Je senti alors au bout de mes doigts, à
travers mon pantalon, un insecte. Mon esprit se mis alors à défiler à toute
allure les bibittes possible qui aurait pu habiter mon pantalon, les dernières
que j'eus aperçues (oui oui au passé antérieur), étaient des veuves brunes. Un
vent de panique me surgit alors, mais je devait garder mon calme car me dénuder
en public était hors de question, j'avais beau être attaqué par une
créature quelconque possiblement mortelle, j'avais quand même encore
mon orgueil. Une soeur me dit alors qu'une famille de témoin habitait tout
proche et que je pourrais alors enlever mon pantalon en toute dignité. À mon
avis les gens ici non pas la même définition de tout proche car 20 minute plus
tard on marchait encore et je me demandait si a tout moment j'allais mourir. De
plus, je sentais encore une présence sur ma jambe qui se déplaçait. Enfin
arrivé à destination, nous découvrîmes qu'il n'y avait personne à la maison. Je
me résigna donc à me dévertir en pleine nature, seulement caché par un
parapluie. J'aperçu alors une cuisse ravagé par les morsure et boursouflures.
Mais pas de traces de l'assaillant. Une soeur me dit alors que c'était surment
une fourmi (ca l'air qu'ils ont pas la même sorte de fourmis qu'au québec).
Mais bref, on le saura jamais peut-être était-ce une veuve brune et la nuit je
me transforme en spiderman. En tout cas, pour ma part j'aime mieux cette
version des faits.
Bon, vous aurez compris que notre grand poète a un peu
romancé la situation, mais si ça peut lui faire plaisir…ne brisons pas son
rêve. L’avant-midi de prédication a bien été. Alors que nous attendions
quelques frères et sœurs, nous nous sommes assis sur un muret à environ 1 mètre
de la maison à laquelle il appartenait. Après quelques instants, Julien a reçu
quelque chose sur la tête. C’était un fruit tombé de l’arbre sous lequel nous
étions assis. Tout excitées, les sœurs ont commencé à les ramasser parce qu’apparemment
cela se mange. Les propriétaires nous ayant remarqué (bon, on était un peu
difficile à manquer puisque si on avait étiré le cou on aurait pu partager le
riz qu’ils étaient en train de manger à table dans leur cuisine), nous ont
salué bien sympathiquement. J’étais un peu surprise parce que si on ajoute le
fait que nous leur avions « volé » des fruits à la violation de
propriété privée (nous étions assis sur leur muret) nous avions déjà deux
crimes à notre actif. Pourtant, fidèles à la tradition hospitalière dominicaine,
ils nous ont donné un petit seau d’eau pour laver les fruits. Sur la photo on voit leur petit garçon qui
nous aide à faire tomber les fruits mûrs à l’aide d’un bâton. Sur l’autre
photo, on voit une sœur qui nous montre que lorsqu’on ramasse les fruits séchés
par terre et qu’on les ouvre, il y a une petite amande à l’intérieur. C’était
tellement bon que Julien et moi en avons ramené à la maison pour manger les
amandes plus tard.
L’après-midi même, nous avons reçu le baril de marchandises que Rémi, Jérémie et Vincent se sont fait venir du Québec. Nous avons sur la photo deux gringalets qui sont tout heureux de découvrir tout ce qu’il y a là-dedans. On se serait cru à Noël.
Mercredi matin, j’étais arrangée avec une sœur (son nom est
Mélissa et c’est une sœur originaire de la Martinique qui vient prêcher ici
depuis quelques années (SA PREMIÈRE LANGUE EST LE FRANÇAIS!!!!!) ) dans la
prédication pour aller faire plusieurs études qu’elle avait dans le même
quartier. Nous partons donc à l’aventure, gravissant parfois des petits chemins
rocheux pour aller rejoindre des maisons un peu plus reculées. Sur le chemin,
nous rencontrons une dame au milieu de la route qui tient un long bout de bois
qui soutient le fil électrique qui alimente sa maison. La pauvre nous raconte
que quelqu’un lui a volé son fil électrique durant la nuit pour le revendre et
qu’elle doit rester là en attendant son mari qui essaie d’arranger quelque
chose. C’était vraiment intéressant de voir Mélissa tourner la conversation
pour lui montrer que le Royaume de Jéhovah va nous débarrasser de tous ces
problèmes. Poursuivant la prédication, nous arrêtons à la dernière maison où
nous avons eu une étude. Le titre de cet article est en partie dédié à l’événement
que je vais vous raconter. Comme un peu partout où nous allons, la propriétaire
nous offre des chaises de jardin en plastique pour nous asseoir. Son petit
dernier, qui a deux ans et quelque, est assis, sans couche, sur une autre
chaise. Au bout d’un moment, nous entendons de l’eau couler. Regardant un peu
partout, nous ne pouvons que remarquer la flaque qui s’agrandit sous la chaise
du petit Axel. Sa mère le discipline et le nettoie un peu puis se rassoit où
elle était précédemment. En même temps, Mélissa et moi nous jetons un coup d’œil
et avons un frisson : il est facile de supposer que ce n’est pas la
première fois que ce genre d’incident arrive et à voir que la mère n’a pas
nettoyé l’urine sur la chaise, nous nous demandons de quoi étaient faites
les gouttes qu’il y avait sur nos propres chaises à notre arrivée. Le mot du
jour : ADAPTATION. Heureusement, ce n’est vraiment pas une généralité, car
la plupart des gens que nous rencontrons conservent leur maison bien propre
malgré leurs moyens plus que modestes.
Jeudi matin, devinez ce que nous avons fait. Roulement de
tambour….prédication. Nous avons eu beaucoup de plaisir comme d’habitude et
avons pu trouver plusieurs Haïtiens. Julien a d’ailleurs eu deux belles
expériences. Laissons-le vous les expliquer : Premièrement pour vous
mettre en contexte, ce matin j’étais jumelé avec un frère dominicain de 19 ans
qui a joint le groupe créole cette semaine. Déjà la sa s’annoncait etre une
assez drole avant-midi de prédication; un gars qui baragouine le créole et un
autre qui n’en connait pas un seul mot. Tsé quand ca fait meme pas deux
semaines que tu apprends le créole pis qu’un matin tu te retrouves a essayer d’enseigner
une présentation a un autre frère… Bref disons que l’esprit saint avait besoin
de travailler fort ce matin là. Et c’est ce qu’il a fait, je vous explique
pourquoi. Comme nous marchions dans le territoire, on a vu un groupe d’haitien
qui jasait assit sur le trettoir. Le frere hispanophone me dit alors de tenter
ma chance. Mais comme un autre groupe de 2 sœurs haitiennes nous suivaient je
lui dit qu’elles s’en chargeraient car je ne me sentait pas à la hauteur. Mais pendant qu’on passait innocemment à côté
du groupe un des haitiens nous interpella. Mon compagnon étant le plus proche c’est
lui qui répondit par une salutation en espagnol. C’est alors que l’haitien dit
que cest à moi qui voulait parler, je me suis alors avancer et le salua en
créole. Il me demanda alors en un francais très clair si j’avais un dollars
pour lui. Je lui réponduit Mwen pas gen kob. (jai pas d’argent). Mais je lui
dit que j’avais quelque chose de bien mieux que l’argent et je lui tendit alors
une tour de garde il me remercia et une dame du groupe me demanda si je pourrai
lui en donner une a elle aussi, ce que je fis. Et je distribua aussi les tracts
qu’on a recu à l’assemblée de district a toutes les autres personnes présente.
Lecon, ne jamais sous-estimer la force de l’esprit saint. Plus tard dans l’avant-midi,
on est arrivé devant un bloc d’appartement à l’intérieur duquel on nous avait
renseigné qu’il y vivait 3 haitiens. Ma sœur sa compagne et un autre groupe de
2 frere entra donc dans le bloc. Celui qui dirigeait le groupe me demanda aussi
d’y aller. Au début j’étais hésitant car je ne comprenais pas le but d’etre 6
témoins dans le meme bloc, mais le frère me dit que s’il y avait 3 appartement
habités par des haitiens il devait donc y avoir 3 groupes de personnes pour
leur précher. Me contentant de ces expliquations, mon compagnon et moi sommes entrées dans le bloc et nous nous sommes rendus au dernier étage. Mon compagnon
apercu alors par la fenetre une femme semblant etre haitiennes. Il la salua
alors du meilleur ‘‘bonjou ‘’ qu’il était capable. Elle vient donc nous
ouvrir la porte (vétu seulement d’une serviette). Commencant alors ma
présentation elle nous invita a entré s’asseoir. Elle fit alors rapidement du
ménage pour libérer 3 chaises et alla s’habiller. Pendant le temps qu’elle
était partit, j’ai décidé d’agir en conformité avec la prière que j’avais faite
la veille dans laquelle j’avais demander à Jéhovah de commencer un étude. Je sortit donc un livre Qu’enseigne de ma
sacoche de serviette et lui ouvrant à la quatrieme page je lui demandit qu’elle
chapitre elle aimerait étudié. Elle me répondit le chapitre trois et après lui
avoir fait lire le premier paragraphe et posé la question je lui ai dit que je
reviendrai pour la suite. J’ai donc rendez-vous avec la dame mardi apres-midi
pour poursuivre l’étude en compagnie de ma sœur. Laissez moi vous dire que sans l’esprit saint
ca m’aurait été impossible de faire cela car en dehors de ma présentation que j’ai
appris par cœur je ne connais pas grand-chose au créole pour l’instant mais
pourtant la dame semble m’avoir bien compris. Bref la suite de cette histoire
vous la saurez la semaine prochaine.
Cet après-midi, il y a eu un super orage, mais les nuages se
sont poussés pour nous laisser aller à la réunion dans quelques heures et
écouter le premier discours en créole de Jul.
Hasta luego amigos! xx






Allo les jeunes. Désolé d'avoir manqué la soirée d'aurevoir mais dorénavant je suis une fidèle lectrice des nouvelles dÉli et Jules.
RépondreSupprimerBravo pour cette belle initiative il y a tant à faire dans l'oeuvre de Jéhovah. Mettre à notre profit nos meilleures années à son service, nous
garantit de nombreuses bénédictions à la clé. Merci pour les belles photos. Tout un changement les animaux de compagnie dominicain.
Bisous à vous deux.
Véro
Coucou les Plourdos!!
RépondreSupprimerQuel plaisir de lire vos aventures et d'avoir l'impression d'être à vos côtés.
On lâche pas la patate! Déjà vos 2 semaines là-bas sont bénis: conversations intéressantes dans le territoire, études, on utilise vos ``talents`` (comme pour la sono! lol!) ... Bravo! Je pense fort à vous!
Et la maison?
En passant, vos histoires de bibittes me font trop rire... j'imagine ta belle face choupette! T'es bonne!
Bisous! Ély
Coucou!!! Je vous jures les amis!! Je lis tout vos aventures incroyable.... J'en suis extrêmement jalouse!( une bonne jalousie quand mm Lole)...de si loin vous êtes.... Vous m'en courager.... C'est temps ci je suis So ... So... Mais ces histoires comble mon coeur! Merci!! Je vous aime fort continuer votre beaux travails ! ! J'ai hâte de faire un tour par chez vous!! Faite moi si signe si vous aller en signea !:-) xooxox
RépondreSupprimerJess