jeudi 10 octobre 2013

Parlons adaptation

 Bonjour chers lecteurs et lectrices assidus!

Notre mardi s'est entamé avec le soleil comme toutes les journées de la semaine dernière. Pour l'instant, il y a de la pluie seulement la nuit ce qui permet de rafraîchir la température durant la nuit et qu'on puisse mieux dormir.

Un peu comme à tous les matins, nous sommes partis à la course parce que nous avons entre 15 à 20 minutes de marche à faire pour nous rendre au groupe au service qui se tient à la salle du Royaume à tous les jours. Nous avons aussi réalisé que nous avons oublié de prendre la salle en photo, chose que nous ferons demain. Petite parenthèse concernant la salle: C'est un bâtiment qui détonne vraiment dans le quartier. Elle est d'une belle couleur claire et tellement bien entretenue que si on veut indiquer à quelqu'un dans le territoire où se trouve la salle, on peut leur indiquer le quartier et de demander à un passant où elle se trouve puisque tout le monde la connaît, malgré la présence de nombreuses églises aux alentours.

Nous sortons donc du groupe de service tout joyeux que quelques frères et soeurs en espagnol se soient joint à nous pour aller prêcher. Il faut comprendre que le groupe créole est un petit nombre comparé à la congrégation espagnole et cela se fait beaucoup sentir lors des groupes de service. Une autre grande différence est que pratiquement personne n'a de voiture dans le groupe, il nous faut donc marcher en moyenne 20-25 minutes avant de nous rendre au territoire. Nous partons en direction du territoire et un petit malheur est arrivé à Julien. Demandons-lui: que s'est-il passé Jul? : "Tout en marchant gaiement pour me rendre dans le territoire avec le reste du groupe je senti une vive sensation de douleur à l'intérieur de ma cuisse, n'en fesant pas de cas, je continuai à marcher quand soudain je resenti un autre fois l'étrange sentation déplaisante et puis encore une fois. Pas de doute, quelque chose d'allait pas. Je tenta alors de secouer mon pantalon et de tâter pour tenter de savoir ce qui n'allait pas. Je senti alors au bout de mes doigts, à travers mon pantalon, un insecte. Mon esprit se mis alors à défiler à toute allure les bibittes possible qui aurait pu habiter mon pantalon, les dernières que j'eus aperçues (oui oui au passé antérieur), étaient des veuves brunes. Un vent de panique me surgit alors, mais je devait garder mon calme car me dénuder en public était hors de question, j'avais beau être attaqué par une créature quelconque possiblement mortelle, j'avais quand même encore mon orgueil. Une soeur me dit alors qu'une famille de témoin habitait tout proche et que je pourrais alors enlever mon pantalon en toute dignité. À mon avis les gens ici non pas la même définition de tout proche car 20 minute plus tard on marchait encore et je me demandait si a tout moment j'allais mourir. De plus, je sentais encore une présence sur ma jambe qui se déplaçait. Enfin arrivé à destination, nous découvrîmes qu'il n'y avait personne à la maison. Je me résigna donc à me dévertir en pleine nature, seulement caché par un parapluie. J'aperçu alors une cuisse ravagé par les morsure et boursouflures. Mais pas de traces de l'assaillant. Une soeur me dit alors que c'était surment une fourmi (ca l'air qu'ils ont pas la même sorte de fourmis qu'au québec). Mais bref, on le saura jamais peut-être était-ce une veuve brune et la nuit je me transforme en spiderman. En tout cas, pour ma part j'aime mieux cette version des faits. 

Bon, vous aurez compris que notre grand poète a un peu romancé la situation, mais si ça peut lui faire plaisir…ne brisons pas son rêve. L’avant-midi de prédication a bien été. Alors que nous attendions quelques frères et sœurs, nous nous sommes assis sur un muret à environ 1 mètre de la maison à laquelle il appartenait. Après quelques instants, Julien a reçu quelque chose sur la tête. C’était un fruit tombé de l’arbre sous lequel nous étions assis. Tout excitées, les sœurs ont commencé à les ramasser parce qu’apparemment cela se mange. Les propriétaires nous ayant remarqué (bon, on était un peu difficile à manquer puisque si on avait étiré le cou on aurait pu partager le riz qu’ils étaient en train de manger à table dans leur cuisine), nous ont salué bien sympathiquement. J’étais un peu surprise parce que si on ajoute le fait que nous leur avions « volé » des fruits à la violation de propriété privée (nous étions assis sur leur muret) nous avions déjà deux crimes à notre actif. Pourtant, fidèles à la tradition hospitalière dominicaine, ils nous ont donné un petit seau d’eau pour laver les fruits.  Sur la photo on voit leur petit garçon qui nous aide à faire tomber les fruits mûrs à l’aide d’un bâton. Sur l’autre photo, on voit une sœur qui nous montre que lorsqu’on ramasse les fruits séchés par terre et qu’on les ouvre, il y a une petite amande à l’intérieur. C’était tellement bon que Julien et moi en avons ramené à la maison pour manger les amandes plus tard.





 L’après-midi même, nous avons reçu le baril de marchandises que Rémi, Jérémie et Vincent se sont fait venir du Québec. Nous avons sur la photo deux gringalets qui sont tout heureux de découvrir tout ce qu’il y a là-dedans. On se serait cru à Noël. 


Mercredi matin, j’étais arrangée avec une sœur (son nom est Mélissa et c’est une sœur originaire de la Martinique qui vient prêcher ici depuis quelques années (SA PREMIÈRE LANGUE EST LE FRANÇAIS!!!!!) ) dans la prédication pour aller faire plusieurs études qu’elle avait dans le même quartier. Nous partons donc à l’aventure, gravissant parfois des petits chemins rocheux pour aller rejoindre des maisons un peu plus reculées. Sur le chemin, nous rencontrons une dame au milieu de la route qui tient un long bout de bois qui soutient le fil électrique qui alimente sa maison. La pauvre nous raconte que quelqu’un lui a volé son fil électrique durant la nuit pour le revendre et qu’elle doit rester là en attendant son mari qui essaie d’arranger quelque chose. C’était vraiment intéressant de voir Mélissa tourner la conversation pour lui montrer que le Royaume de Jéhovah va nous débarrasser de tous ces problèmes. Poursuivant la prédication, nous arrêtons à la dernière maison où nous avons eu une étude. Le titre de cet article est en partie dédié à l’événement que je vais vous raconter. Comme un peu partout où nous allons, la propriétaire nous offre des chaises de jardin en plastique pour nous asseoir. Son petit dernier, qui a deux ans et quelque, est assis, sans couche, sur une autre chaise. Au bout d’un moment, nous entendons de l’eau couler. Regardant un peu partout, nous ne pouvons que remarquer la flaque qui s’agrandit sous la chaise du petit Axel. Sa mère le discipline et le nettoie un peu puis se rassoit où elle était précédemment. En même temps, Mélissa et moi nous jetons un coup d’œil et avons un frisson : il est facile de supposer que ce n’est pas la première fois que ce genre d’incident arrive et à voir que la mère n’a pas nettoyé l’urine sur la chaise, nous nous demandons de quoi étaient faites les gouttes qu’il y avait sur nos propres chaises à notre arrivée. Le mot du jour : ADAPTATION. Heureusement, ce n’est vraiment pas une généralité, car la plupart des gens que nous rencontrons conservent leur maison bien propre malgré leurs moyens plus que modestes.

Jeudi matin, devinez ce que nous avons fait. Roulement de tambour….prédication. Nous avons eu beaucoup de plaisir comme d’habitude et avons pu trouver plusieurs Haïtiens. Julien a d’ailleurs eu deux belles expériences. Laissons-le vous les expliquer : Premièrement pour vous mettre en contexte, ce matin j’étais jumelé avec un frère dominicain de 19 ans qui a joint le groupe créole cette semaine. Déjà la sa s’annoncait etre une assez drole avant-midi de prédication; un gars qui baragouine le créole et un autre qui n’en connait pas un seul mot. Tsé quand ca fait meme pas deux semaines que tu apprends le créole pis qu’un matin tu te retrouves a essayer d’enseigner une présentation a un autre frère… Bref disons que l’esprit saint avait besoin de travailler fort ce matin là. Et c’est ce qu’il a fait, je vous explique pourquoi. Comme nous marchions dans le territoire, on a vu un groupe d’haitien qui jasait assit sur le trettoir. Le frere hispanophone me dit alors de tenter ma chance. Mais comme un autre groupe de 2 sœurs haitiennes nous suivaient je lui dit qu’elles s’en chargeraient car je ne me sentait pas à la hauteur.  Mais pendant qu’on passait innocemment à côté du groupe un des haitiens nous interpella. Mon compagnon étant le plus proche c’est lui qui répondit par une salutation en espagnol. C’est alors que l’haitien dit que cest à moi qui voulait parler, je me suis alors avancer et le salua en créole. Il me demanda alors en un francais très clair si j’avais un dollars pour lui. Je lui réponduit Mwen pas gen kob. (jai pas d’argent). Mais je lui dit que j’avais quelque chose de bien mieux que l’argent et je lui tendit alors une tour de garde il me remercia et une dame du groupe me demanda si je pourrai lui en donner une a elle aussi, ce que je fis. Et je distribua aussi les tracts qu’on a recu à l’assemblée de district a toutes les autres personnes présente. Lecon, ne jamais sous-estimer la force de l’esprit saint. Plus tard dans l’avant-midi, on est arrivé devant un bloc d’appartement à l’intérieur duquel on nous avait renseigné qu’il y vivait 3 haitiens. Ma sœur sa compagne et un autre groupe de 2 frere entra donc dans le bloc. Celui qui dirigeait le groupe me demanda aussi d’y aller. Au début j’étais hésitant car je ne comprenais pas le but d’etre 6 témoins dans le meme bloc, mais le frère me dit que s’il y avait 3 appartement habités par des haitiens il devait donc y avoir 3 groupes de personnes pour leur précher. Me contentant de ces expliquations, mon compagnon et moi sommes entrées dans le bloc et nous nous sommes rendus au dernier étage. Mon compagnon apercu alors par la fenetre une femme semblant etre haitiennes. Il la salua alors du meilleur ‘‘bonjou ‘’ qu’il était capable. Elle vient donc nous ouvrir la porte (vétu seulement d’une serviette). Commencant alors ma présentation elle nous invita a entré s’asseoir. Elle fit alors rapidement du ménage pour libérer 3 chaises et alla s’habiller. Pendant le temps qu’elle était partit, j’ai décidé d’agir en conformité avec la prière que j’avais faite la veille dans laquelle j’avais demander à Jéhovah de commencer un étude.  Je sortit donc un livre Qu’enseigne de ma sacoche de serviette et lui ouvrant à la quatrieme page je lui demandit qu’elle chapitre elle aimerait étudié. Elle me répondit le chapitre trois et après lui avoir fait lire le premier paragraphe et posé la question je lui ai dit que je reviendrai pour la suite. J’ai donc rendez-vous avec la dame mardi apres-midi pour poursuivre l’étude en compagnie de ma sœur.  Laissez moi vous dire que sans l’esprit saint ca m’aurait été impossible de faire cela car en dehors de ma présentation que j’ai appris par cœur je ne connais pas grand-chose au créole pour l’instant mais pourtant la dame semble m’avoir bien compris. Bref la suite de cette histoire vous la saurez la semaine prochaine.



Cet après-midi, il y a eu un super orage, mais les nuages se sont poussés pour nous laisser aller à la réunion dans quelques heures et écouter le premier discours en créole de Jul.

Hasta luego amigos! xx

3 commentaires:

  1. Allo les jeunes. Désolé d'avoir manqué la soirée d'aurevoir mais dorénavant je suis une fidèle lectrice des nouvelles dÉli et Jules.
    Bravo pour cette belle initiative il y a tant à faire dans l'oeuvre de Jéhovah. Mettre à notre profit nos meilleures années à son service, nous
    garantit de nombreuses bénédictions à la clé. Merci pour les belles photos. Tout un changement les animaux de compagnie dominicain.
    Bisous à vous deux.
    Véro

    RépondreSupprimer
  2. Coucou les Plourdos!!
    Quel plaisir de lire vos aventures et d'avoir l'impression d'être à vos côtés.
    On lâche pas la patate! Déjà vos 2 semaines là-bas sont bénis: conversations intéressantes dans le territoire, études, on utilise vos ``talents`` (comme pour la sono! lol!) ... Bravo! Je pense fort à vous!
    Et la maison?
    En passant, vos histoires de bibittes me font trop rire... j'imagine ta belle face choupette! T'es bonne!
    Bisous! Ély

    RépondreSupprimer
  3. Coucou!!! Je vous jures les amis!! Je lis tout vos aventures incroyable.... J'en suis extrêmement jalouse!( une bonne jalousie quand mm Lole)...de si loin vous êtes.... Vous m'en courager.... C'est temps ci je suis So ... So... Mais ces histoires comble mon coeur! Merci!! Je vous aime fort continuer votre beaux travails ! ! J'ai hâte de faire un tour par chez vous!! Faite moi si signe si vous aller en signea !:-) xooxox

    Jess

    RépondreSupprimer